samedi 21 février 2009

Le jeudi 19 février

Jeudi 19 février
Presque une semaine déjà. Que le temps passe vite. Nous nous rendons à l’orphelinat en bus. 0,70 soles pour y aller. Il passe des autobus régulièrement, en dedans de 3 minutes très souvent. C’est comme un mini bus d’environ 15 places et il n’est pas rare de se retrouver plus de 20. Il y a un jeune à la porte (une jambe à l’intérieur et le reste du corps à l’extérieur) qui crie sans arrêt si on veut embarquer. Le chauffeur diminue sa vitesse dès qu’il voit un piéton dans le but de l’embarquer. C’est fou comme ils conduisent mal. À notre arrivée à l’orphelinat dès 9hre, nous remarquons que les autres ne sont pas encore arrivés.
Nous ne pouvons rien faire à l’intérieur du bâtiment, le ciment n’étant pas sec. Nous partons avec Marcello acheter de l’agrégat pour mélanger avec le ciment. Nous voulons refaire la bordure sur le mur extérieur. À notre retour Marcello nous montre comment faire le mélange et comment l’appliquer. Danielle est en charge du mélange. Je suis aussi bonne pour faire le mélange que pour faire la cuisine. Demandez à Gabriel, mon fils, il vous le dira. Après 3 hres de dur labeur sans sueur (nous avons toujours des gilets sur le dos) et de gros trous à boucher nous avons fait environ 2 pieds. Pas vite les filles!
Nous dînons à l’orphelinat. Wow! Des PÂTES! naturellement avec des patates, pas grave! repas très apprécié. 30 minutes de repas et on se remet à l’ouvrage, Il y a des averses le matin et l’après-midi qui durent environ 15 minutes. On se met à l’abri et on attend que cela passe. Par contre, nous pataugeons dans la bouette! C’est pire que la boue, ça!
Vers 15 hres les autres volontaires arrivent pour nous donner un coup de main. Je leur montre comment poser du ciment moi, qui ne connaissait rien avant ce matin. Marcello vient à ma rescousse. Danielle, de son côté, montre à Ryan et à Clara comment faire le mélange.
Aujourd’hui, il y a 5 enfants arrivent. Leur mère, tannée de se faire battre et humilier par son mari ivrogne, l’a tué avec la complicité du plus vieux. Les deux sont arrêtés et mie en prison. Le plus jeune étant encore au sein n’est pas à l’orphelinat. Quelle misère pour ces enfants! D’un seul coup, ils perdent père, mère ainsi que 2 frères. Mais Victor sait bien les accueillir. Je crois qu’ils ne seront pas mal ici. Par chance, ils seront ensembles. Nous leur souhaitons quand même de retrouver leur maman bientôt.
Certains enfants sont ici car leur parents alcooliques ne peuvent en prendre soin, d’autres parce qu’ils n’ont plus d’autre famille. À l’orphelinat il n’y a pas de sélection. Certains sont handicapés, nous avons aussi vu un enfant trisomique. Peu importe ce qu’ils sont, ils sont aussi bien accueillis.
Nous n’avons pas encore rencontré vraiment les enfants. Certains viennent tour à tour nous voir travailler. On attend un peu de les apprivoiser avant de faire une activité avec eux. De plus, il faut un peu plus maîtriser la langue. En ce qui me concerne je crois que cela est peine perdue mais Danielle se débrouille vraiment bien. Moi c’est plutôt l’anglais que j’apprivoise.
De retour au bercail, nous ne nous ferons pas prier pour passer au lit. Le sommeil nous gagne après ce dur labeur. Nous sommes entièrement satisfaites de notre journée. Il serait tellement bon de prendre un bain chaud but…it’s not possible!
La douche est toujours aussi froide. Pas grave!!! On s’endort…Que fera-t-on demain

Un mot de Danielle

Mercredi, le 18 février 2009
Ce matin, nous nous rendons à l’orphelinat pour 10 heures. Après une bonne nuit de sommeil ,nous avons pris le petit déjeuner et nous partons pour notre première journée de travail. Le petit bus nous descend devant sans aucun détour. J’observe les magasins qui sont sur notre route et, j’avise Louise qu’il y en a un qui vend des produits nécessaires à notre travail. Bon début!
Nous passons la guérite de l’orphelinat. Tout le monde nous accueille avec le sourire et "Buenos dias. Qué tal?Les hommes employés par l’orphelinat sont déjà au travail. Les poches de ciment ont été vidées par terre, mélangées avec de la terre et le boyau d’arrosage coule au centre de ce monticule. Ils sont rapides. Le temps est sombre et de la montagne voisine nous voyons venir les nuages noirs et lourds.
Nous rencontrons les volontaires déjà au travail. De loin, nous apercevons Clara (américaine déjà rencontrée à Lima chez Lydia). Elle est accompagnée de Ryan (canadien de 26 ans qui rêve de créer sa compagnie de volontaires), de Harry (jeune australien de 20 ans) et de Jimmy (autre américain de 19 ans). Après quelques échanges, je crois sincèrement que l’équipe sera efficace et JOYEUSE. Les volontaires tentent vraiment de nous comprendre car nous sommes aussi poche en anglais qu’en espagnol. Ryan nous demande de parler en français et tente de nous comprendre et nous faisons de même : il parle en anglais et nous tentons de le comprendre aussi. C’est la première fois qu’on nous offre de parler notre langue.
Et nous attaquons! Louise distribue les tâches et les outils : les grands volontaires reçoivent les spatules pour briser les mottes de terre installées entre la tôle de la toiture et le mur, les petites volontaires (ils ne restent que des filles) reçoivent du papier sablé et doivent nettoyer et préparer les murs à la peinture. Louise est à son meilleur : elle dégage de l’Énergie. Tout le monde se met à l’œuvre. Mais…mais…perro...la pluie attaque, il faut se mettre à l’abri. Bientôt nous pataugeons dans la boue. Pas grave pantoute!
Comme l’eau est problématique, qu’on ne peut la consommer sans la faire bouillir…il est difficile d’étancher sa soif.
Louise et moi sommes les plus âgées. Malgré ce fait, nous sommes restées au travail plus longtemps que tous. C’est vrai, nous sommes à la première journée. On verra bien.
L’orphelinat nous fournit le dîner : il ressemble à ce que nous consommons à tous les repas : riz, patates, quelques légumes et un petit morceau de poulet. C’est bon.
Nous prenons le repas avec la mère de Victor. Cette famille demeure à l’orphelinat et semble y travailler. Cette dame nous dévoile son âge : 81 ans. Étonnant. Elle vit avec Victor et ses enfants ( 6 gars et une fille). Parmi ceux-ci, un jeune est handicapé; la mamie l’aide beaucoup. Ils ont tous le sourire. Voyez-vous que je comprends pas si mal l’espagnol pour être capable de vous dire tout cela. Je suis en apprentissage constant, c’est épuisant. Mon cerveau "translate all the time".

Vers 16 hre nous partons à pied et nous arrêtons acheter du papier sablé. On fait un arrêt au café internet pour donner des nouvelles et filons chez Gladys pour le souper. Qu’avons-nous mangé! Riz, patate et poulet. Il fait très humide et froid dans la casa. Nous nous couchons tôt.

jeudi 19 février 2009

Mardi

Mardi matin, nous sommes allées à l orphelinat. Nous avons rencontré la directrice et lui avons demande ce que nous pourrions faire avec l'argent que j avais, don de la caisse populaire Des Mille-Iles. Elle nous montre la cuisine où se font les repas communautaires lors des fêtes ou des rassemblements. Wow! le sol de la cuisine est en terre battu pleins de petits monticules ou de trous partout. Les murs qui devaient être blancs à l'origine sont sales et plein de trous. L'exterieur n'est pas vraiment mieux. Les murs sont sales, il manque du plâtre et du ciment un peu partout. A notre retour en apres midi, nous prenons la camionnette avec Victor. Elle sert aussi pour aller reconduire les enfants à l'école. Elle fonctionne à peine, les portes ne sont pas étanches, c'est un crayon qui sert de bras pour les essuies- glace. On se demande si nous allons nous rendre au magasín pour faire nos achats soit: peinture, ciment, plâtre, rouleaux, pinceaux, truelle et papier sablé.

Nous pensions que c'était l'été et bien non.! À Lima oui! Mais ici, á Huancayo, c'est l'hiver.
Comme repas à date, nous avons eu du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet. Autrement dit, à tous les repas.

Le lundi le 16 fevrier voyage en train

Nous avons pris un taxi à 6hre, il faut dire qu’ici il n’y a pas de compteur tu négocies le prix. Pas pour rien qu’ils vont si vite. Plus vite ils sont rendus, plus vite ils trouvent une autre course. Départ de l’autobus à 7hre 45. On nous avait dit qu’il y avait un déjeuner à bord et bien non! Alors comme déjeuner nous avons mangé des chips. La vue était magnifique : montagnes, lacs, montagnes enneigées, mais aussi la misère ; des petites maisons avec des toits de tôle et des roches pour tenir le toit, des maison de paille… La route est sinueuse pas pour rien que cela prend 7 heures pour faire moins de 300 kilomètres. Nous sommes montées jusqu’à 4800 mètres d’altitude. Les doigts, les pieds et le visage nous picotaient. La route est étroite et on se dit que personne ne peut dépasser dans les courbes et bien oui ils dépassent. Ds le train nous avons manger du riz il y avait aussi du boeuf mais tres difficile a couper meme avec ses dents. Nous sommes arrivées à Huancayo vers 15 hre et Cécilia de l’agence nous a amené chez Gladys où nous allons rester le temps de notre séjour . En après-midi, nous sommes allées faire un tour à l’orphelinat. Les enfants venaient à notre rencontre pour nous dire bonjour. 60 enfants environ vivent dans différentes petites maisons à l’orphelinat. Ils veulent recréer un genre de famille. Les enfants ont l’air heureux.


À Huancayo, la vie n’est pas comme chez nous. Rien ne se passe entre 14 et 16 hre, tout est fermé et c’est l’heure du repas et de la sieste. Les toilettes ressemblent aux nôtres mais nous devons jeter le papier dans une poubelle (et elles ne sont pas vidées souvent). Il n’y a pratiquement pas d’eau chaude. Les douches se prennent à l’eau tiède-froide ou carrément froide. C’est très humide dans la casa, il fait un peu froid surtout le soir. Au Pérou, l’eau n’est pas potable : on prépare notre eau avec un filtre et des gouttes de chlore pour éliminer les bactéries et les virus.

mardi 17 février 2009

Dimanche le 15 février,
Ce matin les filles et la famille sont allés à la messe, j’en ai profité pour faire une sieste. Dans l’après-midi Danielle et moi sommes allées visiter un ancien temple Inca. Super intéressant. Notre guide nous disait qu’il s’appelait Clark Gabel. Il m’a surnommé Céline Dion car je viens du même pays qu’elle, vous pouvez être certain qu’il ne m’a jamais entendu chanter! Ensuite autre taxi, toujours aussi dangereux les uns comme les autres, pour aller sur le broadway de Lima. Quel beau couché de soleil nous avons vu en prenant un bon pisco. Pour souper nous avions poulet, riz, patate et salade. Nous avons mis beaucoup de vinaigrette croyant qu’elle était à base de tomate et bien non elle était à base de piment fort, que dis-je très très fort. Nous nous sommmes couchées tôt car le levé du lendemain était à 5h30.

dimanche 15 février 2009

samedi au Pérou

Bonjour,
Hier après avoir écrit nous sommes allées nous promener dans Lima avec la sœur, la tante de Lidia et les deux coopérantes qui restent avec nous soit Suzie qui vient d’Angleterre et Alicia qui vient du Nouveau-Brunswick. Nous devions prendre un taxi. Mais quel ne fut pas ma surprise qu’en j’ai réalisé que nous étions 5 en arrière. Oubliez les ceintures. J’avais Alicia assise sur moi. Elle mesure environ 5,7. Sa tête touchait au plafond mais là y il a rien là. Vous ne pouvez vous imaginer la conduite à Lima. Pas d’arrêt et très peu de feu de circulation. Tout le monde roule super vite et klaxonne continuellement. Les autos se suivent de proche et vous vous dites personne ne peut passer entre les deux, bien détrompez-vous ils y arrivent. Donc voyage périlleux en voiture pour se rendre à Lima. Nos deux guides la sœur et la tante de Lidia nous font découvrir cette belle ville un peu dangereuse à cause des voitures mais très belle. Voir photos. Les gens sont très pauvres, on en voit de tout âge vouloir vendre de la liqueur, des dessins, et des gadgets, ils entrent même dans les autobus. J’ai vu aussi des jeunes de moins de 12 ans cirer les souliers, balayer les rues ou vendre des choses.
Pour le souper il y avait riz au poulet, pas trop dépaysant. Au dessert des tunas. Je suis allée me coucher vers 18hre car je n’avais pas beaucoup dormi les dernières 36 heures. Debout à 7h45 presque 14 hre de sommeil. Peut-être que j’étais un peu fatiguée hihi.
Bilan de la journée : super belle, bien manger et trouvé très belle la ville de Lima. Rien arrivé à part que j’ai failli me faire frapper.