Mercredi, le 18 février 2009
Ce matin, nous nous rendons à l’orphelinat pour 10 heures. Après une bonne nuit de sommeil ,nous avons pris le petit déjeuner et nous partons pour notre première journée de travail. Le petit bus nous descend devant sans aucun détour. J’observe les magasins qui sont sur notre route et, j’avise Louise qu’il y en a un qui vend des produits nécessaires à notre travail. Bon début!
Nous passons la guérite de l’orphelinat. Tout le monde nous accueille avec le sourire et "Buenos dias. Qué tal?Les hommes employés par l’orphelinat sont déjà au travail. Les poches de ciment ont été vidées par terre, mélangées avec de la terre et le boyau d’arrosage coule au centre de ce monticule. Ils sont rapides. Le temps est sombre et de la montagne voisine nous voyons venir les nuages noirs et lourds.
Nous rencontrons les volontaires déjà au travail. De loin, nous apercevons Clara (américaine déjà rencontrée à Lima chez Lydia). Elle est accompagnée de Ryan (canadien de 26 ans qui rêve de créer sa compagnie de volontaires), de Harry (jeune australien de 20 ans) et de Jimmy (autre américain de 19 ans). Après quelques échanges, je crois sincèrement que l’équipe sera efficace et JOYEUSE. Les volontaires tentent vraiment de nous comprendre car nous sommes aussi poche en anglais qu’en espagnol. Ryan nous demande de parler en français et tente de nous comprendre et nous faisons de même : il parle en anglais et nous tentons de le comprendre aussi. C’est la première fois qu’on nous offre de parler notre langue.
Et nous attaquons! Louise distribue les tâches et les outils : les grands volontaires reçoivent les spatules pour briser les mottes de terre installées entre la tôle de la toiture et le mur, les petites volontaires (ils ne restent que des filles) reçoivent du papier sablé et doivent nettoyer et préparer les murs à la peinture. Louise est à son meilleur : elle dégage de l’Énergie. Tout le monde se met à l’œuvre. Mais…mais…perro...la pluie attaque, il faut se mettre à l’abri. Bientôt nous pataugeons dans la boue. Pas grave pantoute!
Comme l’eau est problématique, qu’on ne peut la consommer sans la faire bouillir…il est difficile d’étancher sa soif.
Louise et moi sommes les plus âgées. Malgré ce fait, nous sommes restées au travail plus longtemps que tous. C’est vrai, nous sommes à la première journée. On verra bien.
L’orphelinat nous fournit le dîner : il ressemble à ce que nous consommons à tous les repas : riz, patates, quelques légumes et un petit morceau de poulet. C’est bon.
Nous prenons le repas avec la mère de Victor. Cette famille demeure à l’orphelinat et semble y travailler. Cette dame nous dévoile son âge : 81 ans. Étonnant. Elle vit avec Victor et ses enfants ( 6 gars et une fille). Parmi ceux-ci, un jeune est handicapé; la mamie l’aide beaucoup. Ils ont tous le sourire. Voyez-vous que je comprends pas si mal l’espagnol pour être capable de vous dire tout cela. Je suis en apprentissage constant, c’est épuisant. Mon cerveau "translate all the time".
Vers 16 hre nous partons à pied et nous arrêtons acheter du papier sablé. On fait un arrêt au café internet pour donner des nouvelles et filons chez Gladys pour le souper. Qu’avons-nous mangé! Riz, patate et poulet. Il fait très humide et froid dans la casa. Nous nous couchons tôt.
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