Le vendredi 6 mars 2009
Allez oust hors du lit ! Nous nous levons à 6h15 pour être à l’orphelinat pour 7hres. Nous allons rejoindre Carmen qui doit nous montrer comment faire du pain. Grâce aux dons que Danielle a amassé, l’orphelinat a pu enfin faire réparer le mélangeur à pain ainsi que le four. C’est presque la fête ce matin autour de la table où ils confectionnent le pain. Les jeunes s’affairent dans la joie avec Carmen et Marcello, la radio joue à fond la caisse. Nous regardons attentivement ce groupe de petites abeilles qui ne lâche pas. Leur façon de faire est plus qu’artisanale. Maintenant tout est prêt, les petits pains ont été déposés sur les plaques, puis le support est entouré de bâche en plastique. Pour terminer et favoriser la levée de la pâte, un chaudron d’eau bouillante est placé sous le support, pour deux heures.
Pendant ce temps, nous allons travailler sur les murs extérieurs. Il ne reste plus beaucoup de choses à faire. Il faut attendre l’artiste Ryan pour terminer car il visite Ica et sera de retour mardi prochain. Comme il est tôt soit environ 12h30 nous en profitons pour aller faire un tour au Centre d’Artisanat. Encore des dépenses!
La majorité des commerces ferment de 13 à 16hres. Nous en profitons pour aller manger dans un petit resto. Je déguste un hamburger au bœuf incluant des frites, Danielle se régale d’ un burger composé d’un œuf et de frites. Nous apprécions grandement ce changement d’alimentation. Probablement que nous ne recommencerons pas l’expérience. HI! HI! HI!
Aujourd’hui, il fait beau et chaud. On se prélasse près de 40 minutes sur la place publique. Le soleil nous fait un grand bien. Il pleut de moins en moins depuis lundi et nous n’en sommes pas fâchées.
Après ce repos bien mérité, nous retournons au centre d’artisanat puis à la casa sans oublier de passer, comme à chaque soir, au café internet.
ET C’EST LE DÉBUT DU WEEK-END!
lundi 9 mars 2009
Solidaire dans la misère
Le jeudi 5 mars,
Solidaire dans la misère, telle est notre devise. Ce matin, nous terminons la peinture orange à l’extérieur. Oups! Danielle ne file pas. Elle a les mêmes symptômes que j’ai eus la semaine dernière. Au dîner, elle qui est si volubile avec nos hôtes, parle peu . Elle quitte pour se reposer à la casa de Gladys, elle dormira tout l’après-midi. Pour ma part, je poursuis le travail, seule. Heureusement, la gang arrive vers 14hres. On se met tout de suite à l’ouvrage pour la fresque.
Il manque des pinceaux, je vais avec Harry et Louisa, acheter les peintures nécessaires pour sa réalisation. Avec les fonds ramassés dans la tirelire "I-Mac" à l’école nous avons assez de sous pour acheter plusieurs couleurs et pinceaux. Merci aux élèves et aux parents de l’école Hébert. Grâce à vous la cuisine aura une superbe belle devanture.
Je quitte à 17h30 brûlée mais fière que le travail avance.
À mon retour, Danielle va un peu mieux. Pour souper, nous préparons une bonne salade : tomates, concombre, oignon rouge et avocat. Un vrai délice! On n’est jamais mieux servi que par soi-même!
Solidaire dans la misère, telle est notre devise. Ce matin, nous terminons la peinture orange à l’extérieur. Oups! Danielle ne file pas. Elle a les mêmes symptômes que j’ai eus la semaine dernière. Au dîner, elle qui est si volubile avec nos hôtes, parle peu . Elle quitte pour se reposer à la casa de Gladys, elle dormira tout l’après-midi. Pour ma part, je poursuis le travail, seule. Heureusement, la gang arrive vers 14hres. On se met tout de suite à l’ouvrage pour la fresque.
Il manque des pinceaux, je vais avec Harry et Louisa, acheter les peintures nécessaires pour sa réalisation. Avec les fonds ramassés dans la tirelire "I-Mac" à l’école nous avons assez de sous pour acheter plusieurs couleurs et pinceaux. Merci aux élèves et aux parents de l’école Hébert. Grâce à vous la cuisine aura une superbe belle devanture.
Je quitte à 17h30 brûlée mais fière que le travail avance.
À mon retour, Danielle va un peu mieux. Pour souper, nous préparons une bonne salade : tomates, concombre, oignon rouge et avocat. Un vrai délice! On n’est jamais mieux servi que par soi-même!
mardi 3 et mercredi 4 mars 2009
Le mardi 3 mars 2009
Ce matin, nous décidons d’aller voir les enfants dans leur «casa». À notre arrivée, les filles dînaient. Nous sommes agréablement surprises de voir que leur alimentation est excellente. Nous en profitons pour échanger quelques mots avec elles. Nous ne nous comprenons pas toujours, mais les fous rires sont à l’honneur.
Ici, les jeunes sont très autonomes. Ils font leur lavage, le ménage de leur unité ainsi que plusieurs tâches pour l’ensemble de l’orphelinat. Nous voyons des petites de 6 à 7 ans laver leur linge, nettoyer des plaques de cuisson et bien d’autres choses. Les garçons sont aussi très habiles, nous l’avons remarqué lorsqu’ils aidaient à préparer du plâtre et du ciment ou à l’application de ces matériaux.
Les jeunes du secondaire ont repris les cours hier matin. Tous les élèves de Huancayo soit primaire, secondaire, privé ou public portent l’uniforme. Les jeunes de l’orphelinat prennent bien soin de leur costume. Ils cirent leurs chaussures avant le départ pour l’école.
Finie la récréation, dès la fin du dîner nous nous remettons à l’ouvrage avec les autres coopérants. Après le souper, je m’en vais seule, chez Anna, la tante de Cécilia et Lidya que nous avons rencontré à Lima. Elle prépare une excellente pizza que je ne peux pas refuser malgré le souper de Gladys. En buvant du pisco sour, excellent d’ailleurs, nous placotons plus de 2 heures. Un mélange d’espagnol et d’anglais. Pas toujours facile de se comprendre mais je passe une excellente soirée.
Le mercredi 4 mars 2009
Ce matin, nous organisons une activité peinture avec les plus jeunes. Par chance que Clara et Louisa parlent espagnol, cela nous facilite beaucoup la tâche. Les enfants ont beaucoup de plaisir avec le matériel que nous avons emporté. Merci de tout cœur à nos donateurs! Les photos montrent bien le plaisir des enfants.
Louise, avec Edith et Jean-Paul terminent le jeu des 7 familles. Les élèves de 5e du groupe de Mme Nicole St-Amant avaient dessiné les cartes de ce jeu.
L’activité terminée, les autres coopérants quittent. Danielle et moi, on se met au travail manuel. Et oui, encore peinture et plâtre. Comme Danielle a les doigts en sang, c’est à mon tour de faire le plâtre. Marcello vient à ma rescousse pour me montrer comment faire (mon fantôme d’amour).
Un bel après-midi se termine sous le signe de fous rires et de belle complicité entre nous.
Ce matin, nous décidons d’aller voir les enfants dans leur «casa». À notre arrivée, les filles dînaient. Nous sommes agréablement surprises de voir que leur alimentation est excellente. Nous en profitons pour échanger quelques mots avec elles. Nous ne nous comprenons pas toujours, mais les fous rires sont à l’honneur.
Ici, les jeunes sont très autonomes. Ils font leur lavage, le ménage de leur unité ainsi que plusieurs tâches pour l’ensemble de l’orphelinat. Nous voyons des petites de 6 à 7 ans laver leur linge, nettoyer des plaques de cuisson et bien d’autres choses. Les garçons sont aussi très habiles, nous l’avons remarqué lorsqu’ils aidaient à préparer du plâtre et du ciment ou à l’application de ces matériaux.
Les jeunes du secondaire ont repris les cours hier matin. Tous les élèves de Huancayo soit primaire, secondaire, privé ou public portent l’uniforme. Les jeunes de l’orphelinat prennent bien soin de leur costume. Ils cirent leurs chaussures avant le départ pour l’école.
Finie la récréation, dès la fin du dîner nous nous remettons à l’ouvrage avec les autres coopérants. Après le souper, je m’en vais seule, chez Anna, la tante de Cécilia et Lidya que nous avons rencontré à Lima. Elle prépare une excellente pizza que je ne peux pas refuser malgré le souper de Gladys. En buvant du pisco sour, excellent d’ailleurs, nous placotons plus de 2 heures. Un mélange d’espagnol et d’anglais. Pas toujours facile de se comprendre mais je passe une excellente soirée.
Le mercredi 4 mars 2009
Ce matin, nous organisons une activité peinture avec les plus jeunes. Par chance que Clara et Louisa parlent espagnol, cela nous facilite beaucoup la tâche. Les enfants ont beaucoup de plaisir avec le matériel que nous avons emporté. Merci de tout cœur à nos donateurs! Les photos montrent bien le plaisir des enfants.
Louise, avec Edith et Jean-Paul terminent le jeu des 7 familles. Les élèves de 5e du groupe de Mme Nicole St-Amant avaient dessiné les cartes de ce jeu.
L’activité terminée, les autres coopérants quittent. Danielle et moi, on se met au travail manuel. Et oui, encore peinture et plâtre. Comme Danielle a les doigts en sang, c’est à mon tour de faire le plâtre. Marcello vient à ma rescousse pour me montrer comment faire (mon fantôme d’amour).
Un bel après-midi se termine sous le signe de fous rires et de belle complicité entre nous.
mercredi 4 mars 2009
le lundi 2 mars
LUNES, el 2 de marzo 2009
Ce matin, l’énergie est lente à revenir. La chaleur de la fin de semaine a tellement été bénéfique pour nos corps que ce matin pluvieux et froid attaque de plein front notre moral. Nous aimerions demeurer au lit et faire du cocooning. Après avoir emprunté du temps sur notre temps de travail, nous comprenons qu’il est préférable de poursuivre nos efforts et de terminer le plus rapidement possible les actions débutées à l’orphelinat.
À notre arrivée au travail, les autres coopérants continuent déjà notre projet. Spatules en main, ils appliquent le plâtre sur le mur extérieur. Quelle équipe! Il y a une petite nouvelle aujourd’hui, Louisa, car les programmes de IVHQ débutent les 1ers et 15e jours du mois. Elle loge chez notre coordonnatrice, Cécilia. De plus, Louisa poursuit depuis plusieurs mois son volontariat soit auparavant en Australie, puis en Équateur. Elle vient de l’Angleterre et n’a que 18 ans. Nous sommes étonnées que ces jeunes aient comme valeur, le travail humanitaire.
La pluie augmente et nous empêche de poursuivre à l’extérieur. En même temps, nous remarquons que des perforations de la tôle au niveau de la toiture provoquent des infiltrations d’eau qui boursouflent la peinture. Quelle déception! Que fait-on? On répare. Je quitte pour acheter du silicone au magasin avec Clara.
Aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire pour le primaire au Pérou. À côté du magasin se trouve une école, je profite de la présence de Clara (elle parle anglais et se débrouille très bien en espagnol) pour rencontrer la direction et échanger sur nos écoles respectives. 100 enfants de 5 à 12 ans fréquentent cette école en comparaison à plus de 400 cents à Hébert. La direction est enthousiaste de cette visite. Un échange d’adresse courriel ainsi que l’autorisation de prendre des photos concluent cette visite.
Au retour, on ne peut pas appliquer le silicone. La pluie tombe abondamment et empêchera le silicone d’adhérer. Quelle poisse! Nous pensons qu’il est mieux de rentrer. Par contre, on sollicite notre présence au lunch. D’après les coutumes d’ici, il est très impoli de refuser une invitation. Pas question de les insulter, alors, on reste. Le dîner est riche en échange, il est même réconfortant. La famille de Victor porte intérêt à notre langue et vice versa. Les enfants étudient l’anglais à l’école dès le primaire à raison de deux heures par semaine. Ils n’ont pas la chance d’apprendre le français. Ils en profitent. De plus, au niveau nutritif, le dîner à l’orphelinat nous permet un meilleur apport alimentaire. En exemple, ce midi, nous avons des lentilles accompagnées de légumes et de riz. Vraiment, cela nous fait du bien.
De retour à la casa, la déprime revient : l’humidité et le froid nous pénètrent et nous figent. Comment être fonctionnelles dans de telles conditions?
Ce matin, l’énergie est lente à revenir. La chaleur de la fin de semaine a tellement été bénéfique pour nos corps que ce matin pluvieux et froid attaque de plein front notre moral. Nous aimerions demeurer au lit et faire du cocooning. Après avoir emprunté du temps sur notre temps de travail, nous comprenons qu’il est préférable de poursuivre nos efforts et de terminer le plus rapidement possible les actions débutées à l’orphelinat.
À notre arrivée au travail, les autres coopérants continuent déjà notre projet. Spatules en main, ils appliquent le plâtre sur le mur extérieur. Quelle équipe! Il y a une petite nouvelle aujourd’hui, Louisa, car les programmes de IVHQ débutent les 1ers et 15e jours du mois. Elle loge chez notre coordonnatrice, Cécilia. De plus, Louisa poursuit depuis plusieurs mois son volontariat soit auparavant en Australie, puis en Équateur. Elle vient de l’Angleterre et n’a que 18 ans. Nous sommes étonnées que ces jeunes aient comme valeur, le travail humanitaire.
La pluie augmente et nous empêche de poursuivre à l’extérieur. En même temps, nous remarquons que des perforations de la tôle au niveau de la toiture provoquent des infiltrations d’eau qui boursouflent la peinture. Quelle déception! Que fait-on? On répare. Je quitte pour acheter du silicone au magasin avec Clara.
Aujourd’hui, c’est la rentrée scolaire pour le primaire au Pérou. À côté du magasin se trouve une école, je profite de la présence de Clara (elle parle anglais et se débrouille très bien en espagnol) pour rencontrer la direction et échanger sur nos écoles respectives. 100 enfants de 5 à 12 ans fréquentent cette école en comparaison à plus de 400 cents à Hébert. La direction est enthousiaste de cette visite. Un échange d’adresse courriel ainsi que l’autorisation de prendre des photos concluent cette visite.
Au retour, on ne peut pas appliquer le silicone. La pluie tombe abondamment et empêchera le silicone d’adhérer. Quelle poisse! Nous pensons qu’il est mieux de rentrer. Par contre, on sollicite notre présence au lunch. D’après les coutumes d’ici, il est très impoli de refuser une invitation. Pas question de les insulter, alors, on reste. Le dîner est riche en échange, il est même réconfortant. La famille de Victor porte intérêt à notre langue et vice versa. Les enfants étudient l’anglais à l’école dès le primaire à raison de deux heures par semaine. Ils n’ont pas la chance d’apprendre le français. Ils en profitent. De plus, au niveau nutritif, le dîner à l’orphelinat nous permet un meilleur apport alimentaire. En exemple, ce midi, nous avons des lentilles accompagnées de légumes et de riz. Vraiment, cela nous fait du bien.
De retour à la casa, la déprime revient : l’humidité et le froid nous pénètrent et nous figent. Comment être fonctionnelles dans de telles conditions?
la Féria
DOMINGO, EL PRIMERO DE MARZO 2009
Bien sûr…la Féria! Maintenant que nous connaissons ce célèbre marché, difficile de s’en passer. Ce marché s’inscrit dans la continuation des marchés indiens qui avaient lieu dans la région.
Au pas de marche, nous nous dirigeons vers le centre ville puis nous entendons crier «Louisa». À notre grande surprise, le couple français nous appelle d’un taxi et nous prie d’y monter car il se dirige au même endroit. Juan Emmanuel nous guide bien. Il connaît ce marché et nous mentionne qu’il est coutume de négocier. Je suis surprise et explique que ces gens ne sont pas riches et que je ne peux marchander, De plus, j’imagine que mes origines familiales me rendent le tout difficile ( mes parents étaient dans le commerce). Juan m’assure qu’il faut négocier et gagner au moins un sole. Louise est épatante dans l’art de négocier. Chapeau!
L’almuerzo… Juan nous fait connaître un resto où nous pouvons nous alimenter sans crainte. Il nous explique le menu sans difficulté. J’ai choisi le «ceviche» :plat préparé avec un poisson à chair blanche, le loup de mer, coupé en morceaux et mariné dans du citron vert, des oignons crus et des piments forts, le tout accompagné des épis de mais, de pommes de terre, de patates douces et de salade. Que c’est bon!
Juan nous indique le marché pour que nous puissions nous approvisionner en fruits et légumes frais. Nous pourrions y déguster de succulents jus de fruits faits devant nous. Par contre, je n’ai nullement envie d’acheter des viandes. On dirait une boucherie à ciel ouvert donc…sans réfrigérateur…danger! Même si nous sommes logées et nourries, nous achetons plusieurs aliments que notre hôte ne nous offre pas comme lait, yogourt, fromage, fruits (oranges, pomme grenade) et légumes (avocats, tomates, oignons, salade) . Nous salivons déjà à l’idée du prochain repas mais attention …il ne faut pas frustrer notre hôtesse. Il m’arrive de la surnommer Madame Bec Sec (cela dévoile mon âge si vous ne la connaissez pas).
Une autre belle journée chaude et ensoleillée pour faire suite à notre climat tropical d’hier!
Bien sûr…la Féria! Maintenant que nous connaissons ce célèbre marché, difficile de s’en passer. Ce marché s’inscrit dans la continuation des marchés indiens qui avaient lieu dans la région.
Au pas de marche, nous nous dirigeons vers le centre ville puis nous entendons crier «Louisa». À notre grande surprise, le couple français nous appelle d’un taxi et nous prie d’y monter car il se dirige au même endroit. Juan Emmanuel nous guide bien. Il connaît ce marché et nous mentionne qu’il est coutume de négocier. Je suis surprise et explique que ces gens ne sont pas riches et que je ne peux marchander, De plus, j’imagine que mes origines familiales me rendent le tout difficile ( mes parents étaient dans le commerce). Juan m’assure qu’il faut négocier et gagner au moins un sole. Louise est épatante dans l’art de négocier. Chapeau!
L’almuerzo… Juan nous fait connaître un resto où nous pouvons nous alimenter sans crainte. Il nous explique le menu sans difficulté. J’ai choisi le «ceviche» :plat préparé avec un poisson à chair blanche, le loup de mer, coupé en morceaux et mariné dans du citron vert, des oignons crus et des piments forts, le tout accompagné des épis de mais, de pommes de terre, de patates douces et de salade. Que c’est bon!
Juan nous indique le marché pour que nous puissions nous approvisionner en fruits et légumes frais. Nous pourrions y déguster de succulents jus de fruits faits devant nous. Par contre, je n’ai nullement envie d’acheter des viandes. On dirait une boucherie à ciel ouvert donc…sans réfrigérateur…danger! Même si nous sommes logées et nourries, nous achetons plusieurs aliments que notre hôte ne nous offre pas comme lait, yogourt, fromage, fruits (oranges, pomme grenade) et légumes (avocats, tomates, oignons, salade) . Nous salivons déjà à l’idée du prochain repas mais attention …il ne faut pas frustrer notre hôtesse. Il m’arrive de la surnommer Madame Bec Sec (cela dévoile mon âge si vous ne la connaissez pas).
Une autre belle journée chaude et ensoleillée pour faire suite à notre climat tropical d’hier!
lundi 2 mars 2009
Le samedi 28 février 2009
Le samedi 28 février 2009
On se lève à 5hre du matin. Comme l’a dit Danielle, c’est tôt pour une journée de congé. Hop à 5h45 dans un taxi vers le centro. Clara nous rejoint quelques minutes plus tard. Nous rencontrons les guides et nous embarquons dans un minibus avec d’autres personnes. Quelle ne fut pas notre surprise, les gens juste devant nous parlent français. Juan-Emmanuel vient du Pérou et sa compagne, Nadine vient de France. De belles discussions en perspective.
Premier arrêt à la cathédrale Santa-Ana-Tarma, nous visitons l’église qui fut construite il y a 50 ans. La religion catholique est omniprésente au Pérou. Deuxième arrêt vers 9hre à la Iglésia Matriz-La Merced. Puis c’est le déjeuner, on s’assoit avec le couple qui parle français. Nous grignotons petits pains avec de la marmelade, fromage et enfin un vrai bon café. Nous allons aussi visiter le Sanctuaire de Sr de Muruhuay. La légende mentionne qu’un espagnol après la conquistador fut tellement harcelé par les villageois, qu’il dessina le christ dans la pierre avec son épée. Les gens vont le prier et lui demander des faveurs comme nous le faisons avec le Frère André à l’Oratoire St-Joseph. Je suis même étonnée de ne pas y retrouver de béquilles.
Troisième arrêt, le parc Catarata Tirol. Danielle doit bien avoir pris plus de 100 photos sur le chemin : les paysages sont magnifiques et à chaque seconde, le panorama change. La flore devient de plus en plus dense: nous entrons dans la jungle. Nous voyons de belles fleurs, des plantes indigènes. La superbe musique des oiseaux complète le décor. Quel spectacle! Nous marchons environ 20 minutes en traversant un cours d’eau qui augmente de débit constamment. Puis, nous apercevons une magnifique chute. Elle mesure sûrement plus de 50 mètres de hauteur. Un vacarme l’entoure. N’écoutant que notre goût de l’aventure, nous nous approchons. Une bruine intense nous mouille instantanément. Comme le climat est tropical, il est agréable de se rafraîchir en se baignant près de la chute. Une expérience inoubliable! Ces images resteront gravées à jamais. Quel plaisir!
Quatrième arrêt : après cette merveilleuse aventure dans la jungle, un petit village autochtone. Toute une mascarade. On nous remet des tenues typiques de l’endroit avec colliers et petit maquillage. Le grand chef nous raconte l’histoire de cette région. Mais il parle si vite que nous n’avons rien compris. Ensuite, d’autres personnes du village aussi déguisées viennent nous chercher pour une grande danse. Le tout se termine naturellement par la vente d’objets. On voit un peu l’arnaque dans tout ça, mais on joue le jeu. Nous comprenons par ailleurs que ces gens doivent survivre dans une région aussi éloignée et désertique.
Nous dînons vers 18hre avec le couple qui parle français. Nous partageons une succulente assiette de yucas frits, bananes frites et avocats. Juan-Emmanuel nous explique que les avocats se mangent saupoudrés de sel. C’est délicieux.
Le retour nous semble périlleux. La route est étroite : juste de petits remparts qui nous séparent des précipices. Nous croisons des véhicules et en dépassons même lorsque des tournants à 90 et plus sont annoncés. Tout le monde dort dans l’autobus, sauf Danielle et moi qui veillons au grain. Le chauffeur est fatigué et nous avons hâte de rentrer. Le confort des banquettes laissait à désirer car elles étaient très peu distanciées du siège avant. Nous arrivons enfin au coin de notre rue à minuit. Ouf une grosse journée mais assez mémorable.
On se lève à 5hre du matin. Comme l’a dit Danielle, c’est tôt pour une journée de congé. Hop à 5h45 dans un taxi vers le centro. Clara nous rejoint quelques minutes plus tard. Nous rencontrons les guides et nous embarquons dans un minibus avec d’autres personnes. Quelle ne fut pas notre surprise, les gens juste devant nous parlent français. Juan-Emmanuel vient du Pérou et sa compagne, Nadine vient de France. De belles discussions en perspective.
Premier arrêt à la cathédrale Santa-Ana-Tarma, nous visitons l’église qui fut construite il y a 50 ans. La religion catholique est omniprésente au Pérou. Deuxième arrêt vers 9hre à la Iglésia Matriz-La Merced. Puis c’est le déjeuner, on s’assoit avec le couple qui parle français. Nous grignotons petits pains avec de la marmelade, fromage et enfin un vrai bon café. Nous allons aussi visiter le Sanctuaire de Sr de Muruhuay. La légende mentionne qu’un espagnol après la conquistador fut tellement harcelé par les villageois, qu’il dessina le christ dans la pierre avec son épée. Les gens vont le prier et lui demander des faveurs comme nous le faisons avec le Frère André à l’Oratoire St-Joseph. Je suis même étonnée de ne pas y retrouver de béquilles.
Troisième arrêt, le parc Catarata Tirol. Danielle doit bien avoir pris plus de 100 photos sur le chemin : les paysages sont magnifiques et à chaque seconde, le panorama change. La flore devient de plus en plus dense: nous entrons dans la jungle. Nous voyons de belles fleurs, des plantes indigènes. La superbe musique des oiseaux complète le décor. Quel spectacle! Nous marchons environ 20 minutes en traversant un cours d’eau qui augmente de débit constamment. Puis, nous apercevons une magnifique chute. Elle mesure sûrement plus de 50 mètres de hauteur. Un vacarme l’entoure. N’écoutant que notre goût de l’aventure, nous nous approchons. Une bruine intense nous mouille instantanément. Comme le climat est tropical, il est agréable de se rafraîchir en se baignant près de la chute. Une expérience inoubliable! Ces images resteront gravées à jamais. Quel plaisir!
Quatrième arrêt : après cette merveilleuse aventure dans la jungle, un petit village autochtone. Toute une mascarade. On nous remet des tenues typiques de l’endroit avec colliers et petit maquillage. Le grand chef nous raconte l’histoire de cette région. Mais il parle si vite que nous n’avons rien compris. Ensuite, d’autres personnes du village aussi déguisées viennent nous chercher pour une grande danse. Le tout se termine naturellement par la vente d’objets. On voit un peu l’arnaque dans tout ça, mais on joue le jeu. Nous comprenons par ailleurs que ces gens doivent survivre dans une région aussi éloignée et désertique.
Nous dînons vers 18hre avec le couple qui parle français. Nous partageons une succulente assiette de yucas frits, bananes frites et avocats. Juan-Emmanuel nous explique que les avocats se mangent saupoudrés de sel. C’est délicieux.
Le retour nous semble périlleux. La route est étroite : juste de petits remparts qui nous séparent des précipices. Nous croisons des véhicules et en dépassons même lorsque des tournants à 90 et plus sont annoncés. Tout le monde dort dans l’autobus, sauf Danielle et moi qui veillons au grain. Le chauffeur est fatigué et nous avons hâte de rentrer. Le confort des banquettes laissait à désirer car elles étaient très peu distanciées du siège avant. Nous arrivons enfin au coin de notre rue à minuit. Ouf une grosse journée mais assez mémorable.
Le vendredi 27 février
Le vendredi 27 février
Debout et en forme, nous partons vers l’orphelinat. Les autres ont déjà commencé à peinturer. Une deuxième couche est appliquée partout. Oups! j’ai un coup de chaleur, puis des crampes et des nausées. Je m’assois, je m’adosse au mur. Non, cela ne passe pas. Je dois avoir l’air malade car Mercedes vient me chercher pour que je m’étende sur un lit. Même après avoir bu du jus de citron et dormi un peu, je ne me sens toujours pas bien. Je rentre en taxi à la casa. Je suis super déçue car il y avait des "cuy" pour le dîner. Danielle et les autres ont pu déguster le délicieux repas confectionné par Carmen. Le tout débuté avec un "pisco sour" fait par la mère de Victor.
Danielle poursuit la rédaction, je suis trop…
Des cuys, vous savez de quoi il s’agit? C’est un repas traditionnel dans les Andes : du cochon d’Inde, rôti et accompagné d’une sauce aux cacahuètes. Et oui, c’est délicieux. La peau devient croustillante car elle est frite, la chair est délicieuse, elle ressemble à la cuisse de poulet. Une sauce agrémente le tout : à base de tomates, de cacahuètes et légèrement épicée, un complément parfait à cette viande.
Après le dîner, je termine la pièce. Tout est rangé et nettoyé. Je suis très contente de la nouvelle allure, les couleurs illumineront les journées nuageuses et pluvieuses. La semaine prochaine ou plutôt, lundi matin, on pourra s’attaquer à l’extérieur. Le temps file, il ne reste que 7 jours de travail.
Louise se remet tranquillement de ses mésaventures. Les couleurs lui reviennent. La soirée sera propice au repos. Les projets de samedi ne seront pas annulés : une visite dans la sierra ou la selva centrale : la zone tropicale du Pérou. Dodo de bonne heure car le lever aura lieu à 5 heures… pour une journée de congé!
Danielle et Louise
Debout et en forme, nous partons vers l’orphelinat. Les autres ont déjà commencé à peinturer. Une deuxième couche est appliquée partout. Oups! j’ai un coup de chaleur, puis des crampes et des nausées. Je m’assois, je m’adosse au mur. Non, cela ne passe pas. Je dois avoir l’air malade car Mercedes vient me chercher pour que je m’étende sur un lit. Même après avoir bu du jus de citron et dormi un peu, je ne me sens toujours pas bien. Je rentre en taxi à la casa. Je suis super déçue car il y avait des "cuy" pour le dîner. Danielle et les autres ont pu déguster le délicieux repas confectionné par Carmen. Le tout débuté avec un "pisco sour" fait par la mère de Victor.
Danielle poursuit la rédaction, je suis trop…
Des cuys, vous savez de quoi il s’agit? C’est un repas traditionnel dans les Andes : du cochon d’Inde, rôti et accompagné d’une sauce aux cacahuètes. Et oui, c’est délicieux. La peau devient croustillante car elle est frite, la chair est délicieuse, elle ressemble à la cuisse de poulet. Une sauce agrémente le tout : à base de tomates, de cacahuètes et légèrement épicée, un complément parfait à cette viande.
Après le dîner, je termine la pièce. Tout est rangé et nettoyé. Je suis très contente de la nouvelle allure, les couleurs illumineront les journées nuageuses et pluvieuses. La semaine prochaine ou plutôt, lundi matin, on pourra s’attaquer à l’extérieur. Le temps file, il ne reste que 7 jours de travail.
Louise se remet tranquillement de ses mésaventures. Les couleurs lui reviennent. La soirée sera propice au repos. Les projets de samedi ne seront pas annulés : une visite dans la sierra ou la selva centrale : la zone tropicale du Pérou. Dodo de bonne heure car le lever aura lieu à 5 heures… pour une journée de congé!
Danielle et Louise
Le jeudi 26 février
Le jeudi 26 février 2009
De petits ennuis de santé nous agacent : l’intestin manifeste. L’eau, n’étant pas potable, il faut toujours s’assurer de la faire bouillir suffisamment avant de la consommer ou d’utiliser notre filtre à eau en ajoutant des produits contre les bactéries et les virus. Par contre, nous devons nous fier à notre hôte, elle contrôle
grandement sa cuisine. Malgré un congé accordé pour la confection d’un souper, elle tourne autour. Elle réagit à l’ébullition prolongée d’ un contenant d’eau pour la préparation d’un …Kraft Diner. À cette réalité s’ajoute un doute : le lavage des fruits remis pour les collations. Je comprends bien, alors, les turbulences du système digestif. Rien qui nous empêche de travailler, jusqu’ici; on plie en deux, une bonne respiration et le tout passe. Bien sûr, nous prenons nos probiotiques deux fois par jour, probablement un atout dans les circonstances.
Avant d’aller au travail, nous rencontrons Cécilia (coordonnatrice du programme) et Clara afin de planifier la dernière partie de ce voyage. Nous nous rendons au centre de Huancayo, à l’agence de voyage. Après quelques discussions, une entente est conclue :le 11 mars, nous retournerons à Lima puis, par avion, on se rendra à Cuzco, l’ancienne capitale de l’empire inca.
Le travail va bon train. La première couche de peinture des murs du local est terminée. Les couleurs sont belles : crème et "sunset".Tous les volontaires collaborent à notre réalisation : pinceaux, rouleaux s’activent. Il faut d’ailleurs mentionner qu’ici, une "pan" pour rouler la peinture, cela n’existe pas. Plutôt compliqué d’appliquer adéquatement la peinture sur le rouleau puis sur le mur. Par chance que nous avions prévu des contenants pour la préparation du plâtre, ils serviront. Ouf! Ce n’est pas facile d’éviter les coulisses mais …cela sera beaucoup mieux qu’avant.
Pour ma part, je suis affectée à la préparation du plâtre. Il me semble que cela fait plusieurs jours que "he mesclar" je mélange. L’extérieur du bâtiment n’étant pas réparé partout, il ne faut pas s’arrêter. J’arrive à tous les soirs avec une couche blanche qui ressort de la peau et au pourtour des ongles malgré les nombreux lavages de mains. Cet après-midi, Marcello ne collabore aucunement ayant une coupure d’exacto à la main faite en avant-midi. Par contre, il exige " mas rapido". Je termine le travail sans empreinte digital au majeur droit. La peau s’est volatilisée. Elle sera à jamais gravée sur les murs de ce bâtiment au Pérou. Cela me fait déjà moins mal!
Lors de nos échanges avec Maria, elle mentionne qu’elle enseigne aussi. Elle part en montagnes certains matins, recrute les enfants sur le chemin , d’autres doivent marcher plus de 3 heures pour se rendre à l’école. Il y a des classes sans pupitre, d’autres sans tableau et très peu de matériel scolaire. Beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école malgré que ce soit obligatoire jusqu’ à 13 ans. Elle se rend aussi en prison car certaines mères détenues sont accompagnées de leurs enfants.
Nous sommes invitées chez les autres coopérants pour le souper. Au menu : pizza de toutes sortes et naturellement "pisco sour". Un des jeunes de l’orphelinat est avec nous, Miguel qui vient d’avoir 18 ans. Il est à l’orphelinat depuis plus de 13 ans. Il nous mentionne qu’il peut y rester encore 1 ou 2 ans. Il ne sort pratiquement jamais à part aller à l’école, sa vie se limite à l’orphelinat. Pas simple de quitter cet endroit après tant de temps.
La conversion, en anglais, est très animée. Nous parlons entre autres de la séparation du Québec avec Ryan qui vient d’Edmonton. Qui aurait pensé qu’un jour moi, Louise, je discuterai de ce sujet en anglais!!!
La soirée se termine vers 22h00 Car Miguel doit entrer, nous partons avec lui.
Danielle et Louise
De petits ennuis de santé nous agacent : l’intestin manifeste. L’eau, n’étant pas potable, il faut toujours s’assurer de la faire bouillir suffisamment avant de la consommer ou d’utiliser notre filtre à eau en ajoutant des produits contre les bactéries et les virus. Par contre, nous devons nous fier à notre hôte, elle contrôle
grandement sa cuisine. Malgré un congé accordé pour la confection d’un souper, elle tourne autour. Elle réagit à l’ébullition prolongée d’ un contenant d’eau pour la préparation d’un …Kraft Diner. À cette réalité s’ajoute un doute : le lavage des fruits remis pour les collations. Je comprends bien, alors, les turbulences du système digestif. Rien qui nous empêche de travailler, jusqu’ici; on plie en deux, une bonne respiration et le tout passe. Bien sûr, nous prenons nos probiotiques deux fois par jour, probablement un atout dans les circonstances.
Avant d’aller au travail, nous rencontrons Cécilia (coordonnatrice du programme) et Clara afin de planifier la dernière partie de ce voyage. Nous nous rendons au centre de Huancayo, à l’agence de voyage. Après quelques discussions, une entente est conclue :le 11 mars, nous retournerons à Lima puis, par avion, on se rendra à Cuzco, l’ancienne capitale de l’empire inca.
Le travail va bon train. La première couche de peinture des murs du local est terminée. Les couleurs sont belles : crème et "sunset".Tous les volontaires collaborent à notre réalisation : pinceaux, rouleaux s’activent. Il faut d’ailleurs mentionner qu’ici, une "pan" pour rouler la peinture, cela n’existe pas. Plutôt compliqué d’appliquer adéquatement la peinture sur le rouleau puis sur le mur. Par chance que nous avions prévu des contenants pour la préparation du plâtre, ils serviront. Ouf! Ce n’est pas facile d’éviter les coulisses mais …cela sera beaucoup mieux qu’avant.
Pour ma part, je suis affectée à la préparation du plâtre. Il me semble que cela fait plusieurs jours que "he mesclar" je mélange. L’extérieur du bâtiment n’étant pas réparé partout, il ne faut pas s’arrêter. J’arrive à tous les soirs avec une couche blanche qui ressort de la peau et au pourtour des ongles malgré les nombreux lavages de mains. Cet après-midi, Marcello ne collabore aucunement ayant une coupure d’exacto à la main faite en avant-midi. Par contre, il exige " mas rapido". Je termine le travail sans empreinte digital au majeur droit. La peau s’est volatilisée. Elle sera à jamais gravée sur les murs de ce bâtiment au Pérou. Cela me fait déjà moins mal!
Lors de nos échanges avec Maria, elle mentionne qu’elle enseigne aussi. Elle part en montagnes certains matins, recrute les enfants sur le chemin , d’autres doivent marcher plus de 3 heures pour se rendre à l’école. Il y a des classes sans pupitre, d’autres sans tableau et très peu de matériel scolaire. Beaucoup d’enfants ne vont pas à l’école malgré que ce soit obligatoire jusqu’ à 13 ans. Elle se rend aussi en prison car certaines mères détenues sont accompagnées de leurs enfants.
Nous sommes invitées chez les autres coopérants pour le souper. Au menu : pizza de toutes sortes et naturellement "pisco sour". Un des jeunes de l’orphelinat est avec nous, Miguel qui vient d’avoir 18 ans. Il est à l’orphelinat depuis plus de 13 ans. Il nous mentionne qu’il peut y rester encore 1 ou 2 ans. Il ne sort pratiquement jamais à part aller à l’école, sa vie se limite à l’orphelinat. Pas simple de quitter cet endroit après tant de temps.
La conversion, en anglais, est très animée. Nous parlons entre autres de la séparation du Québec avec Ryan qui vient d’Edmonton. Qui aurait pensé qu’un jour moi, Louise, je discuterai de ce sujet en anglais!!!
La soirée se termine vers 22h00 Car Miguel doit entrer, nous partons avec lui.
Danielle et Louise
jeudi 26 février 2009
Lundi, mardi et mercredi
Le lundi 23 février,
Finies les vacances! Avant de se rendre à l’orphelinat, petit arrêt au café Internet. Il faut bien demeurer en contact avec nos amis(es) québécois(es). Ensuite, nous prenons le bus. Il doit bien y en avoir un à toutes les minutes et un taxi au 30 secondes.
À notre arrivée, les gars jouent avec les enfants. Clara vient nous rejoindre et toutes les 3, on se met à l’œuvre. Danielle prépare le plâtre pour Clara, Marcello et moi. Il faut dire qu’ici, le plâtre se retrouve surtout sous forme de poudre donc, il faut le préparer: un peu d’eau, de la poudre à dose très précise. Donc, Go! Danielle Go! Trois à fournir! Marcello travaille à l’intérieur à bloquer les ouvertures du haut des murs. Clara et moi plâtrons à l’extérieur. Les murs intérieurs et extérieurs n’ont jamais été peinturés.
Les autres coopérants terminent leur journée de travail vers 11 hres 30 car ils vont à l’université en après-midi pour aider les étudiants qui ont de la difficulté en anglais. La pluie débute «a la tarde» soit vers 14 heures et elle tombe comme des clous. Au Québec, il semble que ce soit la neige qui tombe. Bel équilibre, n’est-ce pas? Même si nous voulons poursuivre les travaux à l’extérieur, nous ne pouvons plus.
Le directeur de l’orphelinat présente une soumission pour la réparation des machines nécessaires à la préparation du pain. Ce travail est accompli par les plus vieux afin de les outiller et les rendre autonomes en vue d’un départ en société dès la majorité (18 ans). La vente de ces petits pains se fait surtout vers les montagnes derrière Huancayo. Certaines mères qui habitent l’orphelinat partent tôt le matin pour les vendre . Le profit que cela rapporte, permettent de payer les frais du déjeuner pour tout l’établissement. Alors, Danielle juge que cette réparation est importante et accepte d’en couvrir les frais avec l’argent amassé lors de la collecte de fonds auprès des amis(es) et de sa famille. La direction est très enthousiasme.
Au retour du travail, une petite crise d’ennui me surveille. Malgré les contacts fréquents par courriel avec plusieurs du Québec, la présence chaleureuse des êtres aimés nous manque. Mais , au moins, nous n’avons plus froid comme au début. Les achats effectués dimanche (veste en laine d’Alpaga) nous garde plus au chaud lorsque le soleil se cache et que la nuit approche.
Louise et Danielle
MARDI, LE 24 FÉVRIER 2009
Premier matin qu’on se lève à la flotte. Bien oui, il pleut encore. Contrairement à ce que nous vivions comme température depuis le début, la pluie a duré toute la nuit et se poursuit. Beau temps, mauvais temps, le travail doit avancer.
La direction nous offre depuis jeudi dernier le dîner. Carmen, la cuisinière qui rit tout le temps, manifeste une grande curiosité pour notre langue. Elle nous prépare de succulents repas. Bien oui il y a du riz, des patates mais aussi des légumes et du bon poulet. Comme les jeunes à l’orphelinat cultivent de grands champs, l’accès à des légumes est plus facile.
Au dîner, Maria ( la directrice), Victor (son mari et le directeur-adjoint) ainsi que leur fils aîné nous accompagne. Auparavant, nous avons pu leur montrer le site de l’école Hébert et par le truchement de l Internet, notre milieu de vie québécois.
Cela a suscité beaucoup d’échanges pendant cette période de dîner, plus particulièrement, le niveau économique du Pérou en comparaison avec celui du Québec.
J’ai surtout retenu qu’ici, au Pérou, le salaire minimum se situe à 25 soles par journée de travail de 15 heures environ. La directrice nous dévoile son salaire brut de 900 soles par mois. Elle demeure en permanence sur les lieux donc, du 24 heures sur 24, depuis plus d’un an. Plusieurs informations manquent encore au tableau afin de mieux comprendre la misère et la pauvreté du pays. Nous imaginons aussi les coûts de l’électricité et autres frais d’hébergement élevés. À suivre.
Au retour de cette bonne journée de labeur (plâtre et sablage encore), la pluie est toujours présente. Quelques éclaircis ont illuminé temporairement la journée. Nous désirons communiquer avec nos «gangs» du Québec. Le café Internet est fermé. Nous patientons encore et encore. Rien. Une dame âgée s’en vient sous la pluie battante. C’est une vraie péruvienne, de descendance indienne. Elle est si courbée, sa canne la soutient. Cette canne est en bois mais rien au bout ne l’empêche de glisser, nous entendons les «toc-toc-toc» à chaque fois qu’elle frappe le trottoir.. Cette dame semble tellement fragile que je m’adresse à elle et offre mon aide. Elle veut traverser la route. Nous vous avons déjà parlé de la circulation, elle est en danger. Nous la prenons sous les bras et arrêtons le trafic pour l’aider. Elle s’adresse à nous, probablement en quéchoua, un dialecte que l’on retrouve ici. Faute de la comprendre, je demande à des piétons ce que la dame nous dit. Une première personne ne veut pratiquement pas porter attention, banalise et continue sa route sans porter attention. Je questionne une autre dame. Celle-ci écoute et cette fois, nous, nous ne la comprenons pas. Par contre, notre péruvienne tient dans sa main libre un montant d’argent qui couvre environ le coût d’un trajet en autobus et semble acquiescer lorsque nous lui demandons si c’est ce qu’elle veut. Nous arrêtons un autobus et l’aidons à monter. La marche est tellement haute pour elle, nous devons la pousser afin de l’introduire à l’intérieur. Un passager semble tellement content de notre geste qu’il nous crie des « Gracias, gracias» avec un grand sourire. Comme l’expression le dit : «notre journée est faite». Quel plaisir intérieur!
Et ce soir, tout le monde est accouru à mon cri d’ennui. Je me couche fatiguée mais heureuse.
Danielle
MERCREDI, LE 25 FÉVRIER 2009
Ça y est! La pluie a cessé. Up! En bas du lit, le travail n’est pas fini.
Après un bon déjeuner, Louise et moi regardons les objets apportés du Québec et à remettre à nos jeunes orphelins. La semaine dernière, nous avions remis à la direction les brosses à dents ainsi que tous les tubes de dentifrice amassés. Nous ne pouvions s’immiscer dans le quotidien et examiner les brosses que les enfants possédaient. La maîtrise de la langue devient dans ces moments un atout…que nous ne possédons pas.
Dans tout le matériel emporté, nous choisissons les crayons, papier, collants, peinture aux doigts afin de planifier les activités artistiques à venir avec ces nouveaux amis. Un grand sac est rempli et apporté à l’orphelinat. Unr gracieusete de La Caisse Populaire Desjardins et des amis de Danielle.
À notre arrivée, nous nous présentons, comme à tous les jours, au secrétariat afin de placer nos vêtements, nos caméras, nos effets personnels en sécurité. Nous demandons Maria (la directrice). Elle est absente. Nous expliquons à Carmen le but de notre demande. La responsable de la bibliothèque (que nous avions déjà rencontré), Gladys vient à la rescousse et entreprend, croyez-le ou non, le décompte du sac. Le calcul se fait dans les moindres détails : combien de crayons de bois en couleurs, combien de crayons crayola de cire, combien …. et combien de collants. Vous avez bien lu : combien de collants et non de feuilles de collants. Nous sommes estomaquées. Nous lui disons que tout cela est pour les enfants, que nous ne rapportons rien après les activités, rien à faire, le décompte sera complet. Nous apprenons plus tard que tout ce qui est donné à l’orphelinat doit être inscrit et enregistré : demande gouvernementale. Ceci fait parti des différences entre un pays pauvre et un pays plus riche.
Finies les vacances! Avant de se rendre à l’orphelinat, petit arrêt au café Internet. Il faut bien demeurer en contact avec nos amis(es) québécois(es). Ensuite, nous prenons le bus. Il doit bien y en avoir un à toutes les minutes et un taxi au 30 secondes.
À notre arrivée, les gars jouent avec les enfants. Clara vient nous rejoindre et toutes les 3, on se met à l’œuvre. Danielle prépare le plâtre pour Clara, Marcello et moi. Il faut dire qu’ici, le plâtre se retrouve surtout sous forme de poudre donc, il faut le préparer: un peu d’eau, de la poudre à dose très précise. Donc, Go! Danielle Go! Trois à fournir! Marcello travaille à l’intérieur à bloquer les ouvertures du haut des murs. Clara et moi plâtrons à l’extérieur. Les murs intérieurs et extérieurs n’ont jamais été peinturés.
Les autres coopérants terminent leur journée de travail vers 11 hres 30 car ils vont à l’université en après-midi pour aider les étudiants qui ont de la difficulté en anglais. La pluie débute «a la tarde» soit vers 14 heures et elle tombe comme des clous. Au Québec, il semble que ce soit la neige qui tombe. Bel équilibre, n’est-ce pas? Même si nous voulons poursuivre les travaux à l’extérieur, nous ne pouvons plus.
Le directeur de l’orphelinat présente une soumission pour la réparation des machines nécessaires à la préparation du pain. Ce travail est accompli par les plus vieux afin de les outiller et les rendre autonomes en vue d’un départ en société dès la majorité (18 ans). La vente de ces petits pains se fait surtout vers les montagnes derrière Huancayo. Certaines mères qui habitent l’orphelinat partent tôt le matin pour les vendre . Le profit que cela rapporte, permettent de payer les frais du déjeuner pour tout l’établissement. Alors, Danielle juge que cette réparation est importante et accepte d’en couvrir les frais avec l’argent amassé lors de la collecte de fonds auprès des amis(es) et de sa famille. La direction est très enthousiasme.
Au retour du travail, une petite crise d’ennui me surveille. Malgré les contacts fréquents par courriel avec plusieurs du Québec, la présence chaleureuse des êtres aimés nous manque. Mais , au moins, nous n’avons plus froid comme au début. Les achats effectués dimanche (veste en laine d’Alpaga) nous garde plus au chaud lorsque le soleil se cache et que la nuit approche.
Louise et Danielle
MARDI, LE 24 FÉVRIER 2009
Premier matin qu’on se lève à la flotte. Bien oui, il pleut encore. Contrairement à ce que nous vivions comme température depuis le début, la pluie a duré toute la nuit et se poursuit. Beau temps, mauvais temps, le travail doit avancer.
La direction nous offre depuis jeudi dernier le dîner. Carmen, la cuisinière qui rit tout le temps, manifeste une grande curiosité pour notre langue. Elle nous prépare de succulents repas. Bien oui il y a du riz, des patates mais aussi des légumes et du bon poulet. Comme les jeunes à l’orphelinat cultivent de grands champs, l’accès à des légumes est plus facile.
Au dîner, Maria ( la directrice), Victor (son mari et le directeur-adjoint) ainsi que leur fils aîné nous accompagne. Auparavant, nous avons pu leur montrer le site de l’école Hébert et par le truchement de l Internet, notre milieu de vie québécois.
Cela a suscité beaucoup d’échanges pendant cette période de dîner, plus particulièrement, le niveau économique du Pérou en comparaison avec celui du Québec.
J’ai surtout retenu qu’ici, au Pérou, le salaire minimum se situe à 25 soles par journée de travail de 15 heures environ. La directrice nous dévoile son salaire brut de 900 soles par mois. Elle demeure en permanence sur les lieux donc, du 24 heures sur 24, depuis plus d’un an. Plusieurs informations manquent encore au tableau afin de mieux comprendre la misère et la pauvreté du pays. Nous imaginons aussi les coûts de l’électricité et autres frais d’hébergement élevés. À suivre.
Au retour de cette bonne journée de labeur (plâtre et sablage encore), la pluie est toujours présente. Quelques éclaircis ont illuminé temporairement la journée. Nous désirons communiquer avec nos «gangs» du Québec. Le café Internet est fermé. Nous patientons encore et encore. Rien. Une dame âgée s’en vient sous la pluie battante. C’est une vraie péruvienne, de descendance indienne. Elle est si courbée, sa canne la soutient. Cette canne est en bois mais rien au bout ne l’empêche de glisser, nous entendons les «toc-toc-toc» à chaque fois qu’elle frappe le trottoir.. Cette dame semble tellement fragile que je m’adresse à elle et offre mon aide. Elle veut traverser la route. Nous vous avons déjà parlé de la circulation, elle est en danger. Nous la prenons sous les bras et arrêtons le trafic pour l’aider. Elle s’adresse à nous, probablement en quéchoua, un dialecte que l’on retrouve ici. Faute de la comprendre, je demande à des piétons ce que la dame nous dit. Une première personne ne veut pratiquement pas porter attention, banalise et continue sa route sans porter attention. Je questionne une autre dame. Celle-ci écoute et cette fois, nous, nous ne la comprenons pas. Par contre, notre péruvienne tient dans sa main libre un montant d’argent qui couvre environ le coût d’un trajet en autobus et semble acquiescer lorsque nous lui demandons si c’est ce qu’elle veut. Nous arrêtons un autobus et l’aidons à monter. La marche est tellement haute pour elle, nous devons la pousser afin de l’introduire à l’intérieur. Un passager semble tellement content de notre geste qu’il nous crie des « Gracias, gracias» avec un grand sourire. Comme l’expression le dit : «notre journée est faite». Quel plaisir intérieur!
Et ce soir, tout le monde est accouru à mon cri d’ennui. Je me couche fatiguée mais heureuse.
Danielle
MERCREDI, LE 25 FÉVRIER 2009
Ça y est! La pluie a cessé. Up! En bas du lit, le travail n’est pas fini.
Après un bon déjeuner, Louise et moi regardons les objets apportés du Québec et à remettre à nos jeunes orphelins. La semaine dernière, nous avions remis à la direction les brosses à dents ainsi que tous les tubes de dentifrice amassés. Nous ne pouvions s’immiscer dans le quotidien et examiner les brosses que les enfants possédaient. La maîtrise de la langue devient dans ces moments un atout…que nous ne possédons pas.
Dans tout le matériel emporté, nous choisissons les crayons, papier, collants, peinture aux doigts afin de planifier les activités artistiques à venir avec ces nouveaux amis. Un grand sac est rempli et apporté à l’orphelinat. Unr gracieusete de La Caisse Populaire Desjardins et des amis de Danielle.
À notre arrivée, nous nous présentons, comme à tous les jours, au secrétariat afin de placer nos vêtements, nos caméras, nos effets personnels en sécurité. Nous demandons Maria (la directrice). Elle est absente. Nous expliquons à Carmen le but de notre demande. La responsable de la bibliothèque (que nous avions déjà rencontré), Gladys vient à la rescousse et entreprend, croyez-le ou non, le décompte du sac. Le calcul se fait dans les moindres détails : combien de crayons de bois en couleurs, combien de crayons crayola de cire, combien …. et combien de collants. Vous avez bien lu : combien de collants et non de feuilles de collants. Nous sommes estomaquées. Nous lui disons que tout cela est pour les enfants, que nous ne rapportons rien après les activités, rien à faire, le décompte sera complet. Nous apprenons plus tard que tout ce qui est donné à l’orphelinat doit être inscrit et enregistré : demande gouvernementale. Ceci fait parti des différences entre un pays pauvre et un pays plus riche.
lundi 23 février 2009
le week-end
En ce lundi matin, il faut se remettre à l’œuvre : rédiger le rapport de la fin de semaine avant de se rendre à l’orphelinat.
Pour commencer, le lever de samedi fut très, très ,très pénible. Le lavage corporel subi avait sûrement atteint l’intérieur : un ménage de fond en comble, quoi! Ce n’est pas cela un carnaval? On se change les idées. Mais, une bonne journée devait nous attendre, alors, UP! En bas du lit. On s’habille chaudement car une excursion à"la Glacière" est prévue. Sac à dos prêt, souliers séchés (il aura fallu les envoyer à la buanderie en séchage forcé), nous attendons la coordonnatrice. Elle devait confirmer, hier, l’heure de l’activité. Il faut être patient, ici.
Nous décidons d’un commun accord de se rendre au Café Internet, c’est plus facile d’attendre en étant active qu’en regardant les minutes passées sur sa montre. Bagages en mains, nous avisons Gladys que Cécilia pourra nous rejoindre au coin (150 pieds environ de la maison). Elle arrive à 11 heures et nous demande :
Et puis, qu’est-ce qu’on fait?
La Glacière, en cœur.
Mais non! Vos souliers étaient mouillés, vous ne vouliez pas y aller.
Mais la suggestion que tu as faite de les faire sécher à la buanderie était bonne et tu devais nous appeler pour nous signifier s’il y avait annulation.
Bref, nous étions tellement déçues. En même temps, nous avions remarqué que la fatigue, l’essoufflement, l’engourdissement des doigts , des orteils etc.. étaient au programme de la journée. C’était sûrement un geste manqué pour nous protéger. Le sourire revient alors sur nos lèvres et partons en excursion au centre ville.
En parcourant les rues, nous observons la vie des gens d’ici. Les commerces n’utilisent pas l’électricité le jour, il fait sombre. Par contre, si la façade est vitrée et large, on y voit assez clair. Nous entrons dans une pharmacie et comparons les produits. Plusieurs sont américains ou canadiens, nous y trouvons des couches Huggies, des produits Johnson & Johnson, des produits Colgate etc….
Par la suite, nous visitons une épicerie. Le constat : ils sont plus écologiques à ce niveau que le Québec. Les contenants sont plus en forme de sachet pour les céréales, les produits ménagers savon à lavage etc. Plusieurs aliments devraient être au frigidaire et sont "tablette" même les œufs. Le coût de certains aliments est exorbitant: les produits laitiers, les viandes. Le pain est vendu sous différentes formes mais le pain tranché est rare et dispendieux. Nous prenons tout notre temps pour graver ces données dans notre mémoire. Nous achetons même du Kraft dinner. Je crois que c’est la meilleure recette de Louise.
Wow pour souper des pâtes!!!! Soirée tranquille.
Dimanche,
Vers 11hres, Angela vient nous chercher pour aller à la fierra: un mélange de marché aux puces entre St-Eustache et Lachute. Beaucoup de vêtements américains mais aussi péruviens. J'ai acheté un poncho, une veste, des gants, deux nappes, une flûte, du coca en feuilles et des boucles d'oreilles, le tout pour 179,50 soles soit environ 74$. Ce fut une super journée, nous y retournerons dimanche prochain. Il a fait beau jusqu’à 15hre, puis c’est la pluie comme à tous les jours. Nous avons mangé dans un petit resto avec Angela. J’ai mangé des tomates, des avocats et de la laitue. Un super repas sans patate, ni riz, ni poulet. Ce fut une super journée
Pour commencer, le lever de samedi fut très, très ,très pénible. Le lavage corporel subi avait sûrement atteint l’intérieur : un ménage de fond en comble, quoi! Ce n’est pas cela un carnaval? On se change les idées. Mais, une bonne journée devait nous attendre, alors, UP! En bas du lit. On s’habille chaudement car une excursion à"la Glacière" est prévue. Sac à dos prêt, souliers séchés (il aura fallu les envoyer à la buanderie en séchage forcé), nous attendons la coordonnatrice. Elle devait confirmer, hier, l’heure de l’activité. Il faut être patient, ici.
Nous décidons d’un commun accord de se rendre au Café Internet, c’est plus facile d’attendre en étant active qu’en regardant les minutes passées sur sa montre. Bagages en mains, nous avisons Gladys que Cécilia pourra nous rejoindre au coin (150 pieds environ de la maison). Elle arrive à 11 heures et nous demande :
Et puis, qu’est-ce qu’on fait?
La Glacière, en cœur.
Mais non! Vos souliers étaient mouillés, vous ne vouliez pas y aller.
Mais la suggestion que tu as faite de les faire sécher à la buanderie était bonne et tu devais nous appeler pour nous signifier s’il y avait annulation.
Bref, nous étions tellement déçues. En même temps, nous avions remarqué que la fatigue, l’essoufflement, l’engourdissement des doigts , des orteils etc.. étaient au programme de la journée. C’était sûrement un geste manqué pour nous protéger. Le sourire revient alors sur nos lèvres et partons en excursion au centre ville.
En parcourant les rues, nous observons la vie des gens d’ici. Les commerces n’utilisent pas l’électricité le jour, il fait sombre. Par contre, si la façade est vitrée et large, on y voit assez clair. Nous entrons dans une pharmacie et comparons les produits. Plusieurs sont américains ou canadiens, nous y trouvons des couches Huggies, des produits Johnson & Johnson, des produits Colgate etc….
Par la suite, nous visitons une épicerie. Le constat : ils sont plus écologiques à ce niveau que le Québec. Les contenants sont plus en forme de sachet pour les céréales, les produits ménagers savon à lavage etc. Plusieurs aliments devraient être au frigidaire et sont "tablette" même les œufs. Le coût de certains aliments est exorbitant: les produits laitiers, les viandes. Le pain est vendu sous différentes formes mais le pain tranché est rare et dispendieux. Nous prenons tout notre temps pour graver ces données dans notre mémoire. Nous achetons même du Kraft dinner. Je crois que c’est la meilleure recette de Louise.
Wow pour souper des pâtes!!!! Soirée tranquille.
Dimanche,
Vers 11hres, Angela vient nous chercher pour aller à la fierra: un mélange de marché aux puces entre St-Eustache et Lachute. Beaucoup de vêtements américains mais aussi péruviens. J'ai acheté un poncho, une veste, des gants, deux nappes, une flûte, du coca en feuilles et des boucles d'oreilles, le tout pour 179,50 soles soit environ 74$. Ce fut une super journée, nous y retournerons dimanche prochain. Il a fait beau jusqu’à 15hre, puis c’est la pluie comme à tous les jours. Nous avons mangé dans un petit resto avec Angela. J’ai mangé des tomates, des avocats et de la laitue. Un super repas sans patate, ni riz, ni poulet. Ce fut une super journée
Le vendredi 20 février
Expérience assez inoubliable
Mercredi, on nous dit que nous allons au défilé. Jeudi, nous n’y allons plus. En arrivant aujourd’hui à l’orphelinat, nous y allons. On nous donne un costume, chemise blanche pour moi et verte pour Danielle, une grosse jupe noire en grosse laine assez lourde et nous sommes prêtes. Trop simple ! De 10h30 à midi, on attend. On pense partir, on se rassoit, ON DOIT PATIENTER! La Germaine en moi trouve que c’est long avant de partir. Bon! nous voilà prêts pour le départ. Nous pensions que nous défilerions dans les rue avoisinantes de l’orphelinat. Mais non! On va au centre ville. 3 adultes , 5 enfants de l’orphelinat et nous, les 6 coopérants embarquons dans la camionnette. Je me place en avant dans la caisse de la camionnette et je dis des "Hola" à tout le monde. C’est super!
On s’aperçoit en arrivant au centre ville que c’est un gros défilé. On se renseigne et nous apprenons que ce défilé a lieu une fois par an. Des gens sont costumés de différentes façons (voir photos). Nous attendons de 12 à 14h45 pour partir. Les dames de l’orphelinat nous montrent comment danser. On doit se tenir en ligne de 3. Le défilé se met en marche, c’est un peu comme le défilé de la St-Jean. Les enfants de l’orphelinat tienne la bannière qui identifie l’orphelinat Aldea El Rosario. Au début, c’est super. Nous devons être les seuls "blancos" de tout le défilé soit près de 1000 personnes. La coutume veut que lorsque nous passons, on nous asperge d’eau et de farine. Les gars sont la coqueluche du défilé. Alors, tout le monde veut nous asperger d’eau. Il y a des gens partout, sur le trottoir, sur les toits et dans les fenêtres. Ils nous lancent de la poudre, de l’ eau avec de grosses chaudières. Au début, c’est correct mais …plus le temps passe, plus nous recevons un peu n’importe quoi, je me fais même beurrer le visage avec du cirage à chaussure.
À notre retour à la casa de Gladys on prend une bonne douche chaude. Malgré elle, Danielle se fait laver la tête par Gladys.
Nos souliers sont complètement imbibés d’eau. Lorsque le monsieur vient nous rapporter notre lavage il prend nos chaussures pour les faire sécher.
Après une journée comme aujourd’hui, nous nous couchons tôt.
Mercredi, on nous dit que nous allons au défilé. Jeudi, nous n’y allons plus. En arrivant aujourd’hui à l’orphelinat, nous y allons. On nous donne un costume, chemise blanche pour moi et verte pour Danielle, une grosse jupe noire en grosse laine assez lourde et nous sommes prêtes. Trop simple ! De 10h30 à midi, on attend. On pense partir, on se rassoit, ON DOIT PATIENTER! La Germaine en moi trouve que c’est long avant de partir. Bon! nous voilà prêts pour le départ. Nous pensions que nous défilerions dans les rue avoisinantes de l’orphelinat. Mais non! On va au centre ville. 3 adultes , 5 enfants de l’orphelinat et nous, les 6 coopérants embarquons dans la camionnette. Je me place en avant dans la caisse de la camionnette et je dis des "Hola" à tout le monde. C’est super!
On s’aperçoit en arrivant au centre ville que c’est un gros défilé. On se renseigne et nous apprenons que ce défilé a lieu une fois par an. Des gens sont costumés de différentes façons (voir photos). Nous attendons de 12 à 14h45 pour partir. Les dames de l’orphelinat nous montrent comment danser. On doit se tenir en ligne de 3. Le défilé se met en marche, c’est un peu comme le défilé de la St-Jean. Les enfants de l’orphelinat tienne la bannière qui identifie l’orphelinat Aldea El Rosario. Au début, c’est super. Nous devons être les seuls "blancos" de tout le défilé soit près de 1000 personnes. La coutume veut que lorsque nous passons, on nous asperge d’eau et de farine. Les gars sont la coqueluche du défilé. Alors, tout le monde veut nous asperger d’eau. Il y a des gens partout, sur le trottoir, sur les toits et dans les fenêtres. Ils nous lancent de la poudre, de l’ eau avec de grosses chaudières. Au début, c’est correct mais …plus le temps passe, plus nous recevons un peu n’importe quoi, je me fais même beurrer le visage avec du cirage à chaussure.
À notre retour à la casa de Gladys on prend une bonne douche chaude. Malgré elle, Danielle se fait laver la tête par Gladys.
Nos souliers sont complètement imbibés d’eau. Lorsque le monsieur vient nous rapporter notre lavage il prend nos chaussures pour les faire sécher.
Après une journée comme aujourd’hui, nous nous couchons tôt.
samedi 21 février 2009
Le jeudi 19 février
Jeudi 19 février
Presque une semaine déjà. Que le temps passe vite. Nous nous rendons à l’orphelinat en bus. 0,70 soles pour y aller. Il passe des autobus régulièrement, en dedans de 3 minutes très souvent. C’est comme un mini bus d’environ 15 places et il n’est pas rare de se retrouver plus de 20. Il y a un jeune à la porte (une jambe à l’intérieur et le reste du corps à l’extérieur) qui crie sans arrêt si on veut embarquer. Le chauffeur diminue sa vitesse dès qu’il voit un piéton dans le but de l’embarquer. C’est fou comme ils conduisent mal. À notre arrivée à l’orphelinat dès 9hre, nous remarquons que les autres ne sont pas encore arrivés.
Nous ne pouvons rien faire à l’intérieur du bâtiment, le ciment n’étant pas sec. Nous partons avec Marcello acheter de l’agrégat pour mélanger avec le ciment. Nous voulons refaire la bordure sur le mur extérieur. À notre retour Marcello nous montre comment faire le mélange et comment l’appliquer. Danielle est en charge du mélange. Je suis aussi bonne pour faire le mélange que pour faire la cuisine. Demandez à Gabriel, mon fils, il vous le dira. Après 3 hres de dur labeur sans sueur (nous avons toujours des gilets sur le dos) et de gros trous à boucher nous avons fait environ 2 pieds. Pas vite les filles!
Nous dînons à l’orphelinat. Wow! Des PÂTES! naturellement avec des patates, pas grave! repas très apprécié. 30 minutes de repas et on se remet à l’ouvrage, Il y a des averses le matin et l’après-midi qui durent environ 15 minutes. On se met à l’abri et on attend que cela passe. Par contre, nous pataugeons dans la bouette! C’est pire que la boue, ça!
Vers 15 hres les autres volontaires arrivent pour nous donner un coup de main. Je leur montre comment poser du ciment moi, qui ne connaissait rien avant ce matin. Marcello vient à ma rescousse. Danielle, de son côté, montre à Ryan et à Clara comment faire le mélange.
Aujourd’hui, il y a 5 enfants arrivent. Leur mère, tannée de se faire battre et humilier par son mari ivrogne, l’a tué avec la complicité du plus vieux. Les deux sont arrêtés et mie en prison. Le plus jeune étant encore au sein n’est pas à l’orphelinat. Quelle misère pour ces enfants! D’un seul coup, ils perdent père, mère ainsi que 2 frères. Mais Victor sait bien les accueillir. Je crois qu’ils ne seront pas mal ici. Par chance, ils seront ensembles. Nous leur souhaitons quand même de retrouver leur maman bientôt.
Certains enfants sont ici car leur parents alcooliques ne peuvent en prendre soin, d’autres parce qu’ils n’ont plus d’autre famille. À l’orphelinat il n’y a pas de sélection. Certains sont handicapés, nous avons aussi vu un enfant trisomique. Peu importe ce qu’ils sont, ils sont aussi bien accueillis.
Nous n’avons pas encore rencontré vraiment les enfants. Certains viennent tour à tour nous voir travailler. On attend un peu de les apprivoiser avant de faire une activité avec eux. De plus, il faut un peu plus maîtriser la langue. En ce qui me concerne je crois que cela est peine perdue mais Danielle se débrouille vraiment bien. Moi c’est plutôt l’anglais que j’apprivoise.
De retour au bercail, nous ne nous ferons pas prier pour passer au lit. Le sommeil nous gagne après ce dur labeur. Nous sommes entièrement satisfaites de notre journée. Il serait tellement bon de prendre un bain chaud but…it’s not possible!
La douche est toujours aussi froide. Pas grave!!! On s’endort…Que fera-t-on demain
Presque une semaine déjà. Que le temps passe vite. Nous nous rendons à l’orphelinat en bus. 0,70 soles pour y aller. Il passe des autobus régulièrement, en dedans de 3 minutes très souvent. C’est comme un mini bus d’environ 15 places et il n’est pas rare de se retrouver plus de 20. Il y a un jeune à la porte (une jambe à l’intérieur et le reste du corps à l’extérieur) qui crie sans arrêt si on veut embarquer. Le chauffeur diminue sa vitesse dès qu’il voit un piéton dans le but de l’embarquer. C’est fou comme ils conduisent mal. À notre arrivée à l’orphelinat dès 9hre, nous remarquons que les autres ne sont pas encore arrivés.
Nous ne pouvons rien faire à l’intérieur du bâtiment, le ciment n’étant pas sec. Nous partons avec Marcello acheter de l’agrégat pour mélanger avec le ciment. Nous voulons refaire la bordure sur le mur extérieur. À notre retour Marcello nous montre comment faire le mélange et comment l’appliquer. Danielle est en charge du mélange. Je suis aussi bonne pour faire le mélange que pour faire la cuisine. Demandez à Gabriel, mon fils, il vous le dira. Après 3 hres de dur labeur sans sueur (nous avons toujours des gilets sur le dos) et de gros trous à boucher nous avons fait environ 2 pieds. Pas vite les filles!
Nous dînons à l’orphelinat. Wow! Des PÂTES! naturellement avec des patates, pas grave! repas très apprécié. 30 minutes de repas et on se remet à l’ouvrage, Il y a des averses le matin et l’après-midi qui durent environ 15 minutes. On se met à l’abri et on attend que cela passe. Par contre, nous pataugeons dans la bouette! C’est pire que la boue, ça!
Vers 15 hres les autres volontaires arrivent pour nous donner un coup de main. Je leur montre comment poser du ciment moi, qui ne connaissait rien avant ce matin. Marcello vient à ma rescousse. Danielle, de son côté, montre à Ryan et à Clara comment faire le mélange.
Aujourd’hui, il y a 5 enfants arrivent. Leur mère, tannée de se faire battre et humilier par son mari ivrogne, l’a tué avec la complicité du plus vieux. Les deux sont arrêtés et mie en prison. Le plus jeune étant encore au sein n’est pas à l’orphelinat. Quelle misère pour ces enfants! D’un seul coup, ils perdent père, mère ainsi que 2 frères. Mais Victor sait bien les accueillir. Je crois qu’ils ne seront pas mal ici. Par chance, ils seront ensembles. Nous leur souhaitons quand même de retrouver leur maman bientôt.
Certains enfants sont ici car leur parents alcooliques ne peuvent en prendre soin, d’autres parce qu’ils n’ont plus d’autre famille. À l’orphelinat il n’y a pas de sélection. Certains sont handicapés, nous avons aussi vu un enfant trisomique. Peu importe ce qu’ils sont, ils sont aussi bien accueillis.
Nous n’avons pas encore rencontré vraiment les enfants. Certains viennent tour à tour nous voir travailler. On attend un peu de les apprivoiser avant de faire une activité avec eux. De plus, il faut un peu plus maîtriser la langue. En ce qui me concerne je crois que cela est peine perdue mais Danielle se débrouille vraiment bien. Moi c’est plutôt l’anglais que j’apprivoise.
De retour au bercail, nous ne nous ferons pas prier pour passer au lit. Le sommeil nous gagne après ce dur labeur. Nous sommes entièrement satisfaites de notre journée. Il serait tellement bon de prendre un bain chaud but…it’s not possible!
La douche est toujours aussi froide. Pas grave!!! On s’endort…Que fera-t-on demain
Un mot de Danielle
Mercredi, le 18 février 2009
Ce matin, nous nous rendons à l’orphelinat pour 10 heures. Après une bonne nuit de sommeil ,nous avons pris le petit déjeuner et nous partons pour notre première journée de travail. Le petit bus nous descend devant sans aucun détour. J’observe les magasins qui sont sur notre route et, j’avise Louise qu’il y en a un qui vend des produits nécessaires à notre travail. Bon début!
Nous passons la guérite de l’orphelinat. Tout le monde nous accueille avec le sourire et "Buenos dias. Qué tal?Les hommes employés par l’orphelinat sont déjà au travail. Les poches de ciment ont été vidées par terre, mélangées avec de la terre et le boyau d’arrosage coule au centre de ce monticule. Ils sont rapides. Le temps est sombre et de la montagne voisine nous voyons venir les nuages noirs et lourds.
Nous rencontrons les volontaires déjà au travail. De loin, nous apercevons Clara (américaine déjà rencontrée à Lima chez Lydia). Elle est accompagnée de Ryan (canadien de 26 ans qui rêve de créer sa compagnie de volontaires), de Harry (jeune australien de 20 ans) et de Jimmy (autre américain de 19 ans). Après quelques échanges, je crois sincèrement que l’équipe sera efficace et JOYEUSE. Les volontaires tentent vraiment de nous comprendre car nous sommes aussi poche en anglais qu’en espagnol. Ryan nous demande de parler en français et tente de nous comprendre et nous faisons de même : il parle en anglais et nous tentons de le comprendre aussi. C’est la première fois qu’on nous offre de parler notre langue.
Et nous attaquons! Louise distribue les tâches et les outils : les grands volontaires reçoivent les spatules pour briser les mottes de terre installées entre la tôle de la toiture et le mur, les petites volontaires (ils ne restent que des filles) reçoivent du papier sablé et doivent nettoyer et préparer les murs à la peinture. Louise est à son meilleur : elle dégage de l’Énergie. Tout le monde se met à l’œuvre. Mais…mais…perro...la pluie attaque, il faut se mettre à l’abri. Bientôt nous pataugeons dans la boue. Pas grave pantoute!
Comme l’eau est problématique, qu’on ne peut la consommer sans la faire bouillir…il est difficile d’étancher sa soif.
Louise et moi sommes les plus âgées. Malgré ce fait, nous sommes restées au travail plus longtemps que tous. C’est vrai, nous sommes à la première journée. On verra bien.
L’orphelinat nous fournit le dîner : il ressemble à ce que nous consommons à tous les repas : riz, patates, quelques légumes et un petit morceau de poulet. C’est bon.
Nous prenons le repas avec la mère de Victor. Cette famille demeure à l’orphelinat et semble y travailler. Cette dame nous dévoile son âge : 81 ans. Étonnant. Elle vit avec Victor et ses enfants ( 6 gars et une fille). Parmi ceux-ci, un jeune est handicapé; la mamie l’aide beaucoup. Ils ont tous le sourire. Voyez-vous que je comprends pas si mal l’espagnol pour être capable de vous dire tout cela. Je suis en apprentissage constant, c’est épuisant. Mon cerveau "translate all the time".
Vers 16 hre nous partons à pied et nous arrêtons acheter du papier sablé. On fait un arrêt au café internet pour donner des nouvelles et filons chez Gladys pour le souper. Qu’avons-nous mangé! Riz, patate et poulet. Il fait très humide et froid dans la casa. Nous nous couchons tôt.
Ce matin, nous nous rendons à l’orphelinat pour 10 heures. Après une bonne nuit de sommeil ,nous avons pris le petit déjeuner et nous partons pour notre première journée de travail. Le petit bus nous descend devant sans aucun détour. J’observe les magasins qui sont sur notre route et, j’avise Louise qu’il y en a un qui vend des produits nécessaires à notre travail. Bon début!
Nous passons la guérite de l’orphelinat. Tout le monde nous accueille avec le sourire et "Buenos dias. Qué tal?Les hommes employés par l’orphelinat sont déjà au travail. Les poches de ciment ont été vidées par terre, mélangées avec de la terre et le boyau d’arrosage coule au centre de ce monticule. Ils sont rapides. Le temps est sombre et de la montagne voisine nous voyons venir les nuages noirs et lourds.
Nous rencontrons les volontaires déjà au travail. De loin, nous apercevons Clara (américaine déjà rencontrée à Lima chez Lydia). Elle est accompagnée de Ryan (canadien de 26 ans qui rêve de créer sa compagnie de volontaires), de Harry (jeune australien de 20 ans) et de Jimmy (autre américain de 19 ans). Après quelques échanges, je crois sincèrement que l’équipe sera efficace et JOYEUSE. Les volontaires tentent vraiment de nous comprendre car nous sommes aussi poche en anglais qu’en espagnol. Ryan nous demande de parler en français et tente de nous comprendre et nous faisons de même : il parle en anglais et nous tentons de le comprendre aussi. C’est la première fois qu’on nous offre de parler notre langue.
Et nous attaquons! Louise distribue les tâches et les outils : les grands volontaires reçoivent les spatules pour briser les mottes de terre installées entre la tôle de la toiture et le mur, les petites volontaires (ils ne restent que des filles) reçoivent du papier sablé et doivent nettoyer et préparer les murs à la peinture. Louise est à son meilleur : elle dégage de l’Énergie. Tout le monde se met à l’œuvre. Mais…mais…perro...la pluie attaque, il faut se mettre à l’abri. Bientôt nous pataugeons dans la boue. Pas grave pantoute!
Comme l’eau est problématique, qu’on ne peut la consommer sans la faire bouillir…il est difficile d’étancher sa soif.
Louise et moi sommes les plus âgées. Malgré ce fait, nous sommes restées au travail plus longtemps que tous. C’est vrai, nous sommes à la première journée. On verra bien.
L’orphelinat nous fournit le dîner : il ressemble à ce que nous consommons à tous les repas : riz, patates, quelques légumes et un petit morceau de poulet. C’est bon.
Nous prenons le repas avec la mère de Victor. Cette famille demeure à l’orphelinat et semble y travailler. Cette dame nous dévoile son âge : 81 ans. Étonnant. Elle vit avec Victor et ses enfants ( 6 gars et une fille). Parmi ceux-ci, un jeune est handicapé; la mamie l’aide beaucoup. Ils ont tous le sourire. Voyez-vous que je comprends pas si mal l’espagnol pour être capable de vous dire tout cela. Je suis en apprentissage constant, c’est épuisant. Mon cerveau "translate all the time".
Vers 16 hre nous partons à pied et nous arrêtons acheter du papier sablé. On fait un arrêt au café internet pour donner des nouvelles et filons chez Gladys pour le souper. Qu’avons-nous mangé! Riz, patate et poulet. Il fait très humide et froid dans la casa. Nous nous couchons tôt.
jeudi 19 février 2009
Mardi
Mardi matin, nous sommes allées à l orphelinat. Nous avons rencontré la directrice et lui avons demande ce que nous pourrions faire avec l'argent que j avais, don de la caisse populaire Des Mille-Iles. Elle nous montre la cuisine où se font les repas communautaires lors des fêtes ou des rassemblements. Wow! le sol de la cuisine est en terre battu pleins de petits monticules ou de trous partout. Les murs qui devaient être blancs à l'origine sont sales et plein de trous. L'exterieur n'est pas vraiment mieux. Les murs sont sales, il manque du plâtre et du ciment un peu partout. A notre retour en apres midi, nous prenons la camionnette avec Victor. Elle sert aussi pour aller reconduire les enfants à l'école. Elle fonctionne à peine, les portes ne sont pas étanches, c'est un crayon qui sert de bras pour les essuies- glace. On se demande si nous allons nous rendre au magasín pour faire nos achats soit: peinture, ciment, plâtre, rouleaux, pinceaux, truelle et papier sablé.
Nous pensions que c'était l'été et bien non.! À Lima oui! Mais ici, á Huancayo, c'est l'hiver.
Comme repas à date, nous avons eu du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet. Autrement dit, à tous les repas.
Nous pensions que c'était l'été et bien non.! À Lima oui! Mais ici, á Huancayo, c'est l'hiver.
Comme repas à date, nous avons eu du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet, du riz des patates et du poulet. Autrement dit, à tous les repas.
Le lundi le 16 fevrier voyage en train
Nous avons pris un taxi à 6hre, il faut dire qu’ici il n’y a pas de compteur tu négocies le prix. Pas pour rien qu’ils vont si vite. Plus vite ils sont rendus, plus vite ils trouvent une autre course. Départ de l’autobus à 7hre 45. On nous avait dit qu’il y avait un déjeuner à bord et bien non! Alors comme déjeuner nous avons mangé des chips. La vue était magnifique : montagnes, lacs, montagnes enneigées, mais aussi la misère ; des petites maisons avec des toits de tôle et des roches pour tenir le toit, des maison de paille… La route est sinueuse pas pour rien que cela prend 7 heures pour faire moins de 300 kilomètres. Nous sommes montées jusqu’à 4800 mètres d’altitude. Les doigts, les pieds et le visage nous picotaient. La route est étroite et on se dit que personne ne peut dépasser dans les courbes et bien oui ils dépassent. Ds le train nous avons manger du riz il y avait aussi du boeuf mais tres difficile a couper meme avec ses dents. Nous sommes arrivées à Huancayo vers 15 hre et Cécilia de l’agence nous a amené chez Gladys où nous allons rester le temps de notre séjour . En après-midi, nous sommes allées faire un tour à l’orphelinat. Les enfants venaient à notre rencontre pour nous dire bonjour. 60 enfants environ vivent dans différentes petites maisons à l’orphelinat. Ils veulent recréer un genre de famille. Les enfants ont l’air heureux.
À Huancayo, la vie n’est pas comme chez nous. Rien ne se passe entre 14 et 16 hre, tout est fermé et c’est l’heure du repas et de la sieste. Les toilettes ressemblent aux nôtres mais nous devons jeter le papier dans une poubelle (et elles ne sont pas vidées souvent). Il n’y a pratiquement pas d’eau chaude. Les douches se prennent à l’eau tiède-froide ou carrément froide. C’est très humide dans la casa, il fait un peu froid surtout le soir. Au Pérou, l’eau n’est pas potable : on prépare notre eau avec un filtre et des gouttes de chlore pour éliminer les bactéries et les virus.
À Huancayo, la vie n’est pas comme chez nous. Rien ne se passe entre 14 et 16 hre, tout est fermé et c’est l’heure du repas et de la sieste. Les toilettes ressemblent aux nôtres mais nous devons jeter le papier dans une poubelle (et elles ne sont pas vidées souvent). Il n’y a pratiquement pas d’eau chaude. Les douches se prennent à l’eau tiède-froide ou carrément froide. C’est très humide dans la casa, il fait un peu froid surtout le soir. Au Pérou, l’eau n’est pas potable : on prépare notre eau avec un filtre et des gouttes de chlore pour éliminer les bactéries et les virus.
mardi 17 février 2009
Dimanche le 15 février,
Ce matin les filles et la famille sont allés à la messe, j’en ai profité pour faire une sieste. Dans l’après-midi Danielle et moi sommes allées visiter un ancien temple Inca. Super intéressant. Notre guide nous disait qu’il s’appelait Clark Gabel. Il m’a surnommé Céline Dion car je viens du même pays qu’elle, vous pouvez être certain qu’il ne m’a jamais entendu chanter! Ensuite autre taxi, toujours aussi dangereux les uns comme les autres, pour aller sur le broadway de Lima. Quel beau couché de soleil nous avons vu en prenant un bon pisco. Pour souper nous avions poulet, riz, patate et salade. Nous avons mis beaucoup de vinaigrette croyant qu’elle était à base de tomate et bien non elle était à base de piment fort, que dis-je très très fort. Nous nous sommmes couchées tôt car le levé du lendemain était à 5h30.
Ce matin les filles et la famille sont allés à la messe, j’en ai profité pour faire une sieste. Dans l’après-midi Danielle et moi sommes allées visiter un ancien temple Inca. Super intéressant. Notre guide nous disait qu’il s’appelait Clark Gabel. Il m’a surnommé Céline Dion car je viens du même pays qu’elle, vous pouvez être certain qu’il ne m’a jamais entendu chanter! Ensuite autre taxi, toujours aussi dangereux les uns comme les autres, pour aller sur le broadway de Lima. Quel beau couché de soleil nous avons vu en prenant un bon pisco. Pour souper nous avions poulet, riz, patate et salade. Nous avons mis beaucoup de vinaigrette croyant qu’elle était à base de tomate et bien non elle était à base de piment fort, que dis-je très très fort. Nous nous sommmes couchées tôt car le levé du lendemain était à 5h30.
dimanche 15 février 2009
samedi au Pérou
Bonjour,
Hier après avoir écrit nous sommes allées nous promener dans Lima avec la sœur, la tante de Lidia et les deux coopérantes qui restent avec nous soit Suzie qui vient d’Angleterre et Alicia qui vient du Nouveau-Brunswick. Nous devions prendre un taxi. Mais quel ne fut pas ma surprise qu’en j’ai réalisé que nous étions 5 en arrière. Oubliez les ceintures. J’avais Alicia assise sur moi. Elle mesure environ 5,7. Sa tête touchait au plafond mais là y il a rien là. Vous ne pouvez vous imaginer la conduite à Lima. Pas d’arrêt et très peu de feu de circulation. Tout le monde roule super vite et klaxonne continuellement. Les autos se suivent de proche et vous vous dites personne ne peut passer entre les deux, bien détrompez-vous ils y arrivent. Donc voyage périlleux en voiture pour se rendre à Lima. Nos deux guides la sœur et la tante de Lidia nous font découvrir cette belle ville un peu dangereuse à cause des voitures mais très belle. Voir photos. Les gens sont très pauvres, on en voit de tout âge vouloir vendre de la liqueur, des dessins, et des gadgets, ils entrent même dans les autobus. J’ai vu aussi des jeunes de moins de 12 ans cirer les souliers, balayer les rues ou vendre des choses.
Pour le souper il y avait riz au poulet, pas trop dépaysant. Au dessert des tunas. Je suis allée me coucher vers 18hre car je n’avais pas beaucoup dormi les dernières 36 heures. Debout à 7h45 presque 14 hre de sommeil. Peut-être que j’étais un peu fatiguée hihi.
Bilan de la journée : super belle, bien manger et trouvé très belle la ville de Lima. Rien arrivé à part que j’ai failli me faire frapper.
Hier après avoir écrit nous sommes allées nous promener dans Lima avec la sœur, la tante de Lidia et les deux coopérantes qui restent avec nous soit Suzie qui vient d’Angleterre et Alicia qui vient du Nouveau-Brunswick. Nous devions prendre un taxi. Mais quel ne fut pas ma surprise qu’en j’ai réalisé que nous étions 5 en arrière. Oubliez les ceintures. J’avais Alicia assise sur moi. Elle mesure environ 5,7. Sa tête touchait au plafond mais là y il a rien là. Vous ne pouvez vous imaginer la conduite à Lima. Pas d’arrêt et très peu de feu de circulation. Tout le monde roule super vite et klaxonne continuellement. Les autos se suivent de proche et vous vous dites personne ne peut passer entre les deux, bien détrompez-vous ils y arrivent. Donc voyage périlleux en voiture pour se rendre à Lima. Nos deux guides la sœur et la tante de Lidia nous font découvrir cette belle ville un peu dangereuse à cause des voitures mais très belle. Voir photos. Les gens sont très pauvres, on en voit de tout âge vouloir vendre de la liqueur, des dessins, et des gadgets, ils entrent même dans les autobus. J’ai vu aussi des jeunes de moins de 12 ans cirer les souliers, balayer les rues ou vendre des choses.
Pour le souper il y avait riz au poulet, pas trop dépaysant. Au dessert des tunas. Je suis allée me coucher vers 18hre car je n’avais pas beaucoup dormi les dernières 36 heures. Debout à 7h45 presque 14 hre de sommeil. Peut-être que j’étais un peu fatiguée hihi.
Bilan de la journée : super belle, bien manger et trouvé très belle la ville de Lima. Rien arrivé à part que j’ai failli me faire frapper.
samedi 14 février 2009
arrivée au Pérou
Bonjour,Danielle et moi sommes parties de Montréal à 18:30hre au lieu de 17hre. Arrêt à New-York et nous sommes reparties pour Lima à 22h30. J'ai dormi environ 2 heures dans l'avion et nous venons d'arriver à Lima .Cela faisait bizarre de voir quelqu'un avec une affiche avec nos noms pour venir nous chercher et nous reconduire chez Lidia Lima semble avoir des quartiers assez pauvres. Nous allons prendre notre petit déjeuner dans la casa de Lidia et ensuite avec d'autres coopérants, nous irons visiter la ville. Notre départ pour Huancayo sera lundi. Les grosses pluies ont innodé certaines routes. Dès que je peux je vais envoyer des photos. Chao
mardi 10 février 2009
Bientôt le grand départ
Bonjour,
Dans 4 jours à la même heure je serai à Lima. Vous pourrez suivre mon séjour grâce à ce blog.
Dans 4 jours à la même heure je serai à Lima. Vous pourrez suivre mon séjour grâce à ce blog.
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